La grande salle de la Place des Arts (PdA) n’a jamais été aussi resplendissante et diversifiée que dans l’après-midi du samedi 21 septembre. Un visiteur qui n’aurait pas été au courant de l’objet de la rencontre et qui se serait retrouvé là par hasard, il y a fort à parier qu’il aurait imaginé le déroulement d’un colloque international, pensant que Sudbury accueillait tout ce beau monde le temps d’un week-end.
Et pourtant, Carrefour francophone de Sudbury ouvrait pour la première fois les portes du French Fest pour accueillir une journée d’accueil pour les nouveaux arrivants, co-organisée par le Réseau du Nord et la Communauté francophone accueillante (CFA).
La cinquantaine de nouveaux arrivants et immigrants francophones, venus en famille et entre amis, étaient là pour recevoir des certificats de bienvenue et de reconnaissance, notamment pour leur contribution à la communauté.
Une dizaine de nationalités issues des différentes régions de l’Afrique, mais aussi de France, d’Haïti comme du Mexique, célébrait la francophonie ontarienne de demain et le Sudbury du futur.
Ceux qui ont sillonné le Canada français vous diront que rares sont les villes géographiquement éloignées des grands centres, qui peuvent connaitre un tel mouvement, une telle diversité et une telle adhésion à leur communauté.
Il faut dire aussi que l’ouverture des institutions et des organismes communautaires aux différentes cultures du monde a fini par donner à la région un caractère accueillant. La nature sympathique et chaleureuse de sa population a également quelque chose de rassurant pour celui qui vient de très loin, laissant derrière lui un pays de naissance, une famille, une carrière et des amis, et qui sait qu’il doit tout recommencer à zéro et affronter un hiver auquel il n’est pas habitué.
La municipalité, la Ville du Grand Sudbury, ne cesse, de son côté, d’afficher son intérêt grandissant pour l’immigration. En postulant à deux programmes d’immigration francophone et rurale d’IRCC, la Ville veut à la fois renforcer son économie à travers une main-d’œuvre instruite et qualifiée et miser sur une société multiculturelle pour l’avenir.
Les Conseils scolaires francophones font aussi de grands efforts pour être le plus inclusifs possible et misent sur du personnel issu de l’immigration et établi depuis plusieurs années dans la région, pour mieux intégrer les élèves nouvellement arrivés. Des programmes et des services pour notamment les parents sont de plus en plus développés pour faciliter l’épanouissement de leurs enfants dans les écoles.
Il y a certainement beaucoup de choses à améliorer, à faire ou à repenser, mais si nous regardons le verre à moitié rempli, nous pouvons dire qu’en tant que communauté, Sudbury va dans la bonne direction.