L’apprentissage est une des choses les plus importantes pour un cerveau en développement. Il fournit aux jeunes des compétences et des connaissances. Cependant, un nouvel élément risque de menacer cette période de croissance: l’intelligence artificielle (IA). Est-ce qu’on peut adopter cette technologie dans des milieux scolaires sans compromettre la qualité de l’éducation?
L’IA est un terme qui est de plus en plus fréquemment appliqué. Avec le temps, les descriptions s’éloignent de sa définition véritable. L’intelligence artificielle est un instrument capable d’effectuer des tâches en imitant les connaissances humaines. Ils peuvent générer des réponses et formuler des idées grâce à la phase d’entraînement algorithmique qu’ils subissent.
Dans la majorité des situations, on observe des facteurs positifs et négatifs. L’IA n’est pas une exception, et on doit souligner les différentes natures de ses impacts pour assurer une compréhension du sujet.
Parmi le côté optimiste, l’intelligence risque d’être un excellent outil. Quand j’ai fait des entrevues anonymes à l’école secondaire Cité-Supérieure, les élèves ont identifié qu’ils utilisent l’IA pour faire de la remue-méninges, pour sortir des idées, ou encore pour de la rétroaction sur leur ouvrage. Ceci est catégorisé comme des utilisations positives, alors que l’élève doit encore faire le travail initial.
Par contre, c’est toujours important d’identifier les qualités néfastes. L’utilisation constante de l’IA, particulièrement chez les esprits en développement, peut décourager la pensée critique. Ceci nuit également à l’évolution des habiletés d’écriture et de recherche chez les élèves. Enfin, il risque d’aveugler les étudiants aux répercussions du plagiat dès qu’ils débuteront l’université ou le collège.
Que pensent les enseignants de cette situation? Selon M. Chad Savard, professeur d’allemand et d’anglais à l’École secondaire Cité-Supérieure, les professeurs peuvent comprendre l’allure de l’IA: «J’utilise souvent l’IA pour organiser mes affaires et créer des jeux, des activités, des consignes, ou même vérifier mes courriels. Son application à la vie personnelle et scolaire a ses avantages».
On note que c’est un phénomène qui devient plus notable avec le temps. «Les premières versions d’IA n’étaient pas utilisées par les étudiants», remarque M. Savard. «Maintenant (les IA) sont mieux, mais le problème est qu’on ne comprend pas leur utilité».
Les étudiants sont-ils aussi furtifs qu’ils le pensent? Selon M. Savard, non: «C’est triste parce qu’on l’explique, mais les étudiants vont j’aimais le savoir. Si tu as de la misère à structurer un paragraphe, mais en 20 minutes, tu produis une dissertation parfaite, on se questionne. On connait nos élèves.»
Avec la popularité croissante de l’IA, il est inévitable qu’elle soit utilisée dans des milieux scolaires. Cependant, l’espoir persiste. Si on encourage l’utilisation de l’intelligence artificielle comme un outil et non comme un rédacteur personnel, on peut identifier l’équilibre nécessaire pour maintenir l’apprentissage.