le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 12 novembre 2025 9:00 Francophonie

Semaine nationale de l’immigration francophone : la valeur des immigrants mise en évidence à travers le Nord

Cérémonie de lancement officiel de la Semaine nationale de l’immigration francophone à Sudbury. — Photos : Léo Duquette
Cérémonie de lancement officiel de la Semaine nationale de l’immigration francophone à Sudbury.
Photos : Léo Duquette

Le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario (Réseau du Nord) estime que la 13e édition de la Semaine nationale de l’immigration francophone, qui s’est déroulée du 2 au 8 novembre 2025, a été une réussite.

Semaine nationale de l’immigration francophone : la valeur des immigrants mise en évidence à travers le Nord
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Le directeur du Réseau du Nord, Thomas Mercier.

La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée le lundi 3 novembre, à la Place des Arts du Grand Sudbury (PdA). L’organisme se réjouit que la participation aux activités qu’il a organisées autour du thème de l’année «Merci d’enrichir notre francophonie» ait connu un taux satisfaisant. 

Au cours de la semaine, les francophones et francophiles du Nord de l’Ontario étaient invités à célébrer la diversité, l’inclusion et la force collective qui animent leurs communautés.

La contribution des personnes immigrantes à la vitalité et à la richesse des communautés francophones a encore une fois été relatée.

Le Réseau du Nord avait programmé des activités partout dans le Nord de la province : dans les régions d’Algoma, du Nipissing, du Grand Sudbury et du Nord-Est.

À la clôture, le bilan est positif, selon l’organisme organisateur.

«Je dirais mission accomplie de notre côté, on a débuté la semaine avec une quarantaine d’activités prévues à l’avance par nos partenaires et nous, on a ensuite pris connaissance d’une dizaine d’activités supplémentaires. C’est à peu près 50 activités qu’on avait au lancement de la semaine, lundi. Avec l’ajout d’une autre dizaine d’activités dans les écoles, on conclut la semaine à plus ou moins 60 activités», se félicite le directeur du Réseau du Nord, Thomas Mercier.

Il indique que des gens ont été nombreux à assister à la plupart de ces activités.

«Dès le tout début, on a été très satisfait de la participation des partenaires à la soirée musicale qui s’est tenue au centre régional de Loisirs culturel de Kapuskasing», dit M. Mercier.

Le tournoi de soccer à Sudbury a été aussi un succès, selon lui.

L’émission spéciale de Radio Canada organisée à Hearst le 5 novembre n’est pas passée inaperçue. 

«Je l’ai beaucoup appréciée. C’était non seulement une émission spéciale, mais c’était un peu la somme de tout notre travail au fil des années pour avancer l’immigration francophone à Hearst», explique-t-il.

Thomas Mercier fait savoir que les partenaires de son organisme tels que le nouveau projet CFA, le Conseil des arts, l’immigration économique des familles qui sont venues via le projet Recrute Nord de la société économique de l’Ontario et les services d’établissements du Nord-Est ont pris la parole dans cette émission.

Le Nord, une porte d’opportunités, mais… 

Les activités de la semaine ont en général priorisé la valeur précieuse de l’immigration plutôt que de mettre l’accent sur les défis que rencontrent encore certains immigrants francophones dans le Nord de l’Ontario.

«On ne voulait pas vraiment se lancer dans les défis et les enjeux. On sait que ça a été une année très éprouvante en immigration : le nombre de nouveaux arrivants a changé, le financement est plus limité pour les organismes communautaires et il est devenu plus difficile d’accéder à la résidence permanente pour plusieurs personnes. On [sait tout cela, mais on] voulait mettre en avant la valeur [précieuse] de l’immigration», tient-il à souligner.

Pour les nouveaux arrivants qui veulent aller s’installer au Nord de l’Ontario, Thomas Mercier a un conseil : «On leur dit que le Nord de l’Ontario est une porte d’opportunités. Mais il faut s’adapter à la réalité. Il faut savoir que c’est une communauté francophone en situation minoritaire qu’on rejoint».

Selon lui, les nouveaux arrivants doivent se battre pour leurs droits en français, et, s’ils veulent des opportunités économiques, il faut maîtriser l’anglais, il faut être bilingue. 

«Il faut qu’ils arrivent en connaissant la région à juste cause. C’est pour ça qu’on a beaucoup apprécié, notamment la série de webinaires de la Société économique de l’Ontario chaque jour de la semaine, où ça l’a permis à de nouveaux arrivants de partout en Ontario, y compris dans le Sud, de découvrir les opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat dans le Nord de la province.