le Jeudi 4 juin 2026
le Samedi 7 mars 2026 13:00 La Voyageuse

Thérèse Benoit, une retraite de bénévolat

Thérèse Benoit. — Photo : Courtoisie
Thérèse Benoit.
Photo : Courtoisie

Thérèse Benoit est de celles qui prennent plaisir à être disponibles pour les autres. Elle s’est impliquée autant à l’Hôpital du Témiskaming qu’à la paroisse Sainte-Croix de Haileybury et à bien d’autres endroits dans la communauté. En somme: là où on a besoin d’elle.

Thérèse Benoit, une retraite de bénévolat
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«Lorsque j’ai pris ma retraite en 2013, j’ai commencé à m’impliquer de façon plus importante dans la région. J’ai fait partie du conseil d’administration de la bibliothèque publique de Haileybury. On nous menaçait de ne plus commander de livres en français s’ils ne sortaient pas plus que ça. Réjeanne Massie et moi avons mené une campagne pour changer ça en mobilisant des gens de la communauté; puis ça a fonctionné», raconte Thérèse Benoit.

 

Thérèse s’est aussi impliquée avec l’ACFO Témiskaming à cette époque et avec l’Hôpital du Témiskaming, d’abord à la boutique, puis en oncologie. «Je leur apportais des couvertures chaudes et des dîners. J’en profitais pour jaser avec eux de leurs intérêts et les réconforter. Ils appréciaient bien ça. Même qu’un monsieur m’a téléphoné bien plus tard pour que je lui donne des plans de mûres. Nous avions parlé de jardinage lorsqu’il avait été un patient». 

 

Durant la pandémie, le Centre de santé communautaire du Témiskaming lui a confié douze tablettes avec le mandat de former des gens de l’âge d’or, afin qu’ils arrivent à pouvoir communiquer avec leurs enfants et petits enfants. Elle ne se souvient pas combien de fois elle a dit : «Oui, je vais aller vous aider».  Une dame lui a raconté : «Ça m’a sauvé. Je me sentais prise à la maison avec mon mari malade. Plusieurs jours après la formation, la dame est restée bloquée à son ordinateur et Thérèse Benoit fidèle à elle-même lui a dit : «Je vais aller chez toi». Elle a également été proche-aidante en couture, lors d’autres ateliers offerts au Centre d’éducation des adultes de New Liskeard.

 

Dans ce même esprit de générosité, notre bénévole fait des visites à domicile. «Je leur apporte des petits plats.»

 

Lorsque les responsables du cimetière catholique de l’église Sainte-Croix à Haileybury ont démissionné, Thérèse Benoit et son époux Richard se sont associés avec un autre couple pour prendre la relève et s’occuper des niches et des enterrements. Lors du décès d’un des membres de l’autre couple, ils se sont retrouvés seuls. Après douze ans à s’occuper du cimetière, de la vente de niche et d’être présent à chaque enterrement; c’était devenu trop! «Les gens ne se rendent pas compte qu’il y a beaucoup de paperasse à envoyer à Toronto. Je vais quand même continuer à m’occuper des fleurs, parce que j’aime ça.»

 

Une implication qui tient Thérèse Benoit particulièrement à cœur est le projet «J’aime lire» de la Fondation communautaire du Témiskaming. Pendant six mois de l’année scolaire, tous les élèves de la maternelle à le 6e année des écoles élémentaires de la région de Témiskaming Shores et de Kirkland Lake reçoivent une revue de leur niveau, ainsi que la revue Curium pour les élèves de l’ESCSM. Elle a fait la promotion du projet et a visité toutes les écoles avec Pierre Bélanger, président de la Fondation.

 

«Quand j’arrivais avec les boîtes de revues, les réactions des élèves étaient telles que je me sentais comme le père Noël», explique Thérèse Benoit.   «Les recherches en neuroscience démontrent que lire dans un livre stimule le développement du cerveau d’une façon que les réseaux sociaux n’arrivent pas à faire.» Cet engagement à la lecture est si profond que lorsqu’elle était bibliothécaire au primaire, Thérèse Benoit restait à la disposition des élèves même en dehors des heures d’ouverture pour accommoder les élèves qui souhaitent chercher un livre à lire. Elle a toujours reconnu les bienfaits de la lecture.

 

Thérèse Benoit le dit simplement : «Il faut que les gens nous voient faire du bénévolat si on s’attend à ce qu’ils s’impliquent. Mon père était bien impliqué dans le milieu. Chez nous, l’implication sociale, c’est tout simplement normal. J’aime ça! Ça fait autant de bien à la personne qui donne qu’à celle qui reçoit et parfois plus. Moi, je n’hésite pas; ça ne me dérange pas du tout et je vais continuer tant que j’en serai capable».