Elle a toujours aimé organiser des présentations, des activités dans le cadre de l’animation culturelle. Mme Castonguay s’est considérée «choyée durant ces années d’être entourée d’adultes et d’enfants qui ont toujours participé et célébré la langue et la culture».
«Que demander de plus?» témoigne-t-elle. Avec cet appui, elle a mis sur pied ce qu’elle qualifie comme son plus grand succès, soit de monter la pièce d’Écho d’un peuple, avec les 300 élèves de l’école, qui raconte l’histoire des franco-ontariens dès leur arrivée, clôturée par le défilé de tous les organismes francophones de la communauté. Ce grand accomplissement lui a valu la reconnaissance d’Enseignante de l’année.
Née à Sudbury, Mme Jeannette Castonguay vient d’une famille de trois frères et de trois sœurs, dont sa jumelle du nom de Jeannine. «J’ai marié mon chum du secondaire (19 ans et moi, 20 ans). Nous avons célébré 50 ans de mariage cette année», affirme Mme Castonguay. Cette dernière chérit ses douze petits-enfants, âgés entre neuf et 22 ans. «On nous appelle grand-maman et grand-papa Bonbon. Nous aimons beaucoup les gâter et recevoir mes enfants et mes petits-enfants à souper tous les dimanches, pour ceux qui sont libres».
Mme Castonguay ne cesse de surprendre. En plus de plusieurs projets de tricot, de crochet, de couture et de peinture, elle trouve le temps de jouer de l’orgue à l’église et ce, depuis l’âge de 16 ans. Elle a même appris à jouer de l’accordéon pendant la pandémie. En plus, elle a mis la main à la pâte et de sa fine plume, a réussi à écrire une pièce de théâtre basée sur les mariages franco-ontariens d’antan, intitulée Le mariage de Carole et Paul.
Ses parents, M. Raymond et Mme Anizia Bélanger ont été de grands bénévoles pour la paroisse et la communauté. En plus, ils ont figuré parmi les couples fondateurs du Club 50 de Rayside-Balfour Inc. «Le bénévolat, c’était de famille», affirme Mme Castonguay. Elle ajoute : «Ayant toujours œuvré et travaillé en français, j’ai trouvé ma niche parmi les francophones de la communauté. J’ai siégé sur le Conseil d’administration (du Club 50) et la relève devait se faire. J’ai été élue et me voici dans plusieurs projets et activités qui me tiennent à cœur». Cela n’empêche pas les défis à relever comme présidente d’un club avec 560 membres. «Les idées ne manquent pas, les subventions sont là pour appliquer, mais avec des subventions vient du travail, soit des projets ou des activités. Les défis sont d’impliquer des membres plus jeunes pour ainsi préparer une relève.» Elle affirme : « La moyenne d’âge à mon arrivée était de 84 ans et aujourd’hui, la moyenne est de 74 ans.» Il existe des moments très valorisants de bénévolat pour Mme Castonguay, comme voir la participation des gens aux différents projets et événements spéciaux, de vendre des billets et de savoir que le travail est apprécié.
Lors de rencontres pour expliquer la langue, la culture et le leadership ainsi que son importance, Mme Castonguay se sert souvent de la prochaine anecdote : «La langue, la culture et le leadership sont comme une parade. Il y a des chefs de parade (ceux qui dirigent et entreprennent des projets), des gens dans la parade (ceux qui se portent volontaires et travaillent en équipe pour le but commun), des gens qui regardent la parade (ils aiment cela, achètent des billets et viennent aux activités) et des gens qui ne savent même pas qu’il y a une parade (gens dont ce n’est pas important pour eux).»