Les apiculteurs, qui élèvent des abeilles, portent des vêtements qui les protègent complètement pendant qu’ils travaillent.
Les abeilles… du cimetière!
Non, ce n’est pas le titre d’un nouveau film d’horreur. Des scientifiques américains ont découvert une IMMENSE colonie d’abeilles qui vit sous un cimetière dans l’État de New York. Immense comme dans 5,5 millions d’abeilles! Ce serait l’un des plus grands et des plus vieux groupes d’abeilles au monde. L’espèce, appelée abeille minière, niche dans le sol, plutôt que dans des ruches. Pour les scientifiques, cette découverte prouve que les cimetières, s’ils ne sont pas arrosés de pesticides, peuvent aider à protéger la biodiversité.
Six mois de prison pour avoir utilisé des abeilles comme arme!
Aussi aux États-Unis, une femme vient tout juste d’être condamnée à six mois de prison. Son crime? Elle s’est servie de ses abeilles comme armes… Je te raconte!
En 2022, cette apicultrice du nom de Rebecca, est très inquiète. Un de ses amis, un homme âgé, a des problèmes d’argent et il n’est plus capable de payer sa maison. La ville le force à déménager. Et ça, ça met Rebecca en colère. Pour empêcher les policiers de saisir la maison, elle se rend chez son ami avec un camion chargé… de ruches. Arrivée sur place, elle libère des milliers d’abeilles qui, paniquées, attaquent les policiers. Une des victimes a dû être hospitalisée pour soigner ses piqûres.
Et voilà que Rebecca vient de recevoir sa sentence : six mois de prison pour agression. Si les abeilles avaient les mêmes droits que les humains, elles poursuivraient probablement aussi Rebecca. Des centaines d’entre elles sont mortes pour rien dans cette attaque.
Des as en math!
Les abeilles seraient bel et bien capables de compter. C’est ce que des chercheurs d’une université en Australie ont réussi à démontrer. À quoi ça sert de savoir compter quand on fabrique du miel? Ça peut être utile pour choisir les meilleurs endroits où butiner (beaucoup de fleurs ou pas beaucoup de fleurs) ou pour s’orienter quand on doit s’éloigner de la ruche.
Jusqu’à tout récemment, il y avait un débat chez les scientifiques. Beaucoup croyaient que les abeilles n’avaient pas vraiment une compréhension des nombres, qu’elles utilisaient plutôt des repères visuels. Mais les chercheurs de l’Université Monash croient au contraire que les butineuses peuvent compter jusqu’à 4 ou 5.
Selon eux, les études du passé ne tenaient pas assez compte de la biologie des abeilles. «Nous voyons et expérimentons le monde très différemment des animaux», a dit une des chercheuses. C’est pourquoi chaque expérience doit être conçue en fonction de l’espèce étudiée. C’est plein de bon sens, non?
Quelle est ta relation avec les abeilles? En as-tu peur? Ou les vois-tu comme des amies? Peut-être qu’elles te fascinent? Dis-moi!
Sources: The New York Times, Smithsonian Magazine, Sciences et Avenir, Monash University