le Mercredi 3 juin 2026
le Mardi 31 octobre 2023 17:36 Francophonie

Les Clubs Richelieu de Sudbury récompensent trois personnes engagées dans la francophonie

Jacques Babin, récipiendaire du Mérite Horace-Viau, Camie Gareau et Maegan Lavigne, récipiendaire des Prix Jeunesse des Richelieu du Grand Sudbury — Photos : Courtoisie
Jacques Babin, récipiendaire du Mérite Horace-Viau, Camie Gareau et Maegan Lavigne, récipiendaire des Prix Jeunesse des Richelieu du Grand Sudbury
Photos : Courtoisie

Grand Sudbury — Les Clubs Richelieu de la Ville du Grand Sudbury ont attribué le Mérite Horace-Viau 2023 à Jacques Babin et ont remis leurs deux Prix Jeunesse à Camie Gareau et Maegan Lavigne. Lors du gala qui s’est déroulé au Centre communautaire Edgar-Leclair à Azilda le jeudi 26 octobre, les organisateurs ont félicité tous ceux qui font la promotion de la francophonie dans la région.

Les Clubs Richelieu de Sudbury récompensent trois personnes engagées dans la francophonie
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Ancien professeur, avocat, sexologue, thérapeute et historien, entre autres titres, Jacques Babin est membre de la communauté franco-sudburoise depuis 1988. Depuis, il est impliqué dans les dossiers et activités touchant à la francophonie dans cette région nord-ontarienne. 

Le Mérite Horace-Viau qu’il a reçu permet aux membres Richelieu d’honorer des personnes qui, tel Dr Horace Viau, se distinguent parmi les leurs par leur engagement envers leurs communautés respectives, tout en contribuant à une des œuvres de la Fondation Richelieu International.

Le fait qu’il en soit félicité est une grande joie pour lui. «Je suis très heureux, agréablement surpris qu’on reconnaisse tout ce que j’ai fait dans la communauté francophone, surtout dans la région de Sudbury. Être reconnu par le Club Richelieu et ses pairs, c’est fantastique pour moi», s’est-il exprimé.

Les quatre clubs Richelieu du Grand Sudbury — Club Richelieu Sudbury, Club Richelieu de la Vallée, Club Richelieu Les Patriotes de Sudbury et Club Richelieu Féminin de Sudbury — ont retenu le nom de Jacques Babin pour ses nombreuses activités auprès de la communauté.

M. Babin en cite lui-même quelques-unes au Voyageur : «Je crois qu’[on m’a désigné récipiendaire] parce que j’ai siégé à plusieurs conseils d’administration dans différents organismes francophones dans la région de Sudbury et que j’ai contribué beaucoup à la culture, en particulier. Je pense qu’on me reconnait aussi pour le côté éducationnel avec ma chronique dans le domaine de la sexualité à Radio-Canada pendant des années et des présentations que j’ai faites au sujet de la psychologie positive un peu partout», explique-t-il.

Le Mérite Horace-Viau 2023 a été attribué à Jacques Babin (à droite). Il reçoit son prix des mains de l’organisateur du Mérite pour les quatre clubs Richelieu du Grand Sudbury, Régent Dupuis.

Photo : Courtoisie

La relève est nécessaire

Les clubs Richelieu soulignent que cela fait plusieurs années que des hommes et des femmes du Grand Sudbury s’engagent pour la promotion de la francophonie dans les communautés locales. Mais M. Babin affirme que la participation des jeunes se remarque de moins en moins. Pour lui, la relève est nécessaire.

«Si on regarde par exemple dans cette salle, il y a beaucoup de gens qui sont âgés, beaucoup de gens qui ont contribué énormément à la communauté francophone dans la région de Sudbury. Mais on ne voit pas beaucoup de jeunes. Il faut absolument commencer à entrainer et attirer les jeunes afin que ce soit la relève et que ça continue dans les années futures», suggère Jacques Babin.

Dans des clubs, comme le club Richelieu et d’autres associations ou organismes, on n’a pas vraiment beaucoup de jeunes, ça devient un peu inquiétant

— Jacques Babin

Selon lui, les jeunes devraient participer activement aux activités du domaine éducationnel et surtout à ceux du domaine culturel et de bienfaisance. «Il faut entrainer les jeunes à aider dans ces domaines-là et on peut servir nous-mêmes de mentors. Il n’est pas trop tard. On peut être mentor pour ces jeunes-là et leur montrer comment faire pour les plus démunis dans la société», indique-t-il.

L’assimilation reste un défi

M. Babin ne manque pas l’occasion de relever un autre problème qui pèse sur la communauté francophone de la région. «L’assimilation est certainement un défi où on voit de plus en plus de nos jeunes qui parlent l’anglais; mais je pense que ce n’est pas une cause perdue. Nous sommes l’exemple. Si on veut que la langue de Molière survive, il faut continuer à la parler et encourager nos jeunes à le faire. Et on doit être les modèles», conclut Jacques Babin.

C’est en 2000 que les quatre clubs Richelieu du Grand Sudbury ont instauré le gala du Mérite Horace-Viau dans la région. Depuis cette année, le Prix est décerné annuellement. 

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Le Voyageur offre une vue d’ensemble de la francophonie et de la vie dans le Nord-Est de l’Ontario.

Camie Gareau (au centre) a reçu un des Prix Jeunesse Richelieu

Photo : Courtoisie

Des valeurs inculquées en famille pour Camie Gareau

Les clubs Richelieu du Grand Sudbury ont également attribué deux Prix Jeunesse Richelieu. Le premier à Camie Gareau, diplômée de l’École secondaire catholique Champlain. Elle étudie présentement à l’Université Laurentienne en biologie et psychologie. Elle a été reconnue pour son engagement communautaire, elle aussi.

Au cours des dernières années, elle a participé à plusieurs programmes, tels que Destination Clic au Nouveau-Brunswick et le Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA) en Saskatchewan.

«J’ai organisé plusieurs activités pour promouvoir le français, à mon école. J’ai aussi participé aux activités de collecte de fonds dans la communauté. De l’Université de Regina, je suis rentrée avec plusieurs ressources qui aident à créer, pour l’école que je fréquentais, des activités permettant aux étudiants de s’amuser en parlant français», a expliqué Camie Gareau.

Ces valeurs d’engagement pour la communauté, elle les tire de son éducation familiale. «Depuis que je suis jeune, mes parents m’ont toujours dit que c’est important de s’impliquer dans la communauté, d’aider les gens. Mes grands-parents sont aussi des modèles dans la communauté. Ma grand-mère est présidente du Club 50; elle m’a inspirée et je me suis impliquée dans des activités comme ça. Mes professeurs m’y ont poussée aussi», a-t-elle lancé.

Camie Gareau promet qu’elle poursuivra ses activités pour l’épanouissement de la francophonie. «Je fais déjà partie d’une équipe qui aide à améliorer le français dans des groupes d’étudiants à l’Université Laurentienne», laisse-t-elle savoir.

Elle invite d’autres jeunes à s’unir aux autres pour le bien de la communauté. «C’est le fun quand tu peux rencontrer des gens, te faire de nouveaux amis et partager ton amour pour la francophonie. Cela fait du bien pour toi, mais aussi pour d’autres personnes», a-t-elle enfin affirmé.

Maegan Lavigne et l’une des récipiendaires des Prix Jeunesse des clubs Richelieu du Grand Sudbury.

Photo : Courtoisie

Encadrée par la famille et l’école

Maegan Lavigne étudie en 1re année à l’Université d’Ottawa en sciences de la santé. Les Richelieu lui reconnaissent la contribution au rayonnement de la culture et de la langue françaises à l’École secondaire Hanmer, qu’elle fréquentait jusqu’en juin dernier.

Maegan Lavigne éprouve de la joie pour ce prix lui attribué sous forme d’une bourse monétaire. «Je suis tellement chanceuse et contente d’avoir gagné ce prix. On donne de la valeur à ce que j’ai fait dans la communauté. C’est un grand honneur d’être ici avec tout le monde et avec ma collègue qui a bien mérité aussi le prix», se réjouit-elle.

À l’École secondaire de Hanmer, Maegan Lavigne a participé à plusieurs projets qui visaient notamment à sensibiliser et à recueillir des fonds pour les plus démunis.

«J’ai collaboré avec le club communautaire de l’école qui s’appelle OUICare. J’ai ainsi participé à des évènements tels que La Soirée la plus froide de l’année. On a prélevé des fonds, surtout pour les sans-abris et tous ceux qui avaient besoin de l’appui dans notre communauté», explique-t-elle.

Elle a également lancé une activité à son école lors de la journée de la terre pour ramasser des déchets dans les rues de la communauté et dans la cour du Centre communautaire. 

Les clubs Richelieu du Grand Sudbury mentionnent qu’en tant que présidente de l’association générale étudiante de son école, Maegan Lavigne a favorisé un environnement inclusif et a contribué à créer un sentiment d’appartenance auprès de ses pairs.

«J’ai joué un grand rôle de leadeurship au cours de mes études secondaires. Ça m’a vraiment appris à être une bonne citoyenne», a-t-elle confié au Voyageur.

Encadrée par la famille et l’école

Maegan Lavigne doit le développement de son esprit d’initiative à ceux qui l’ont toujours entourée. «Je dirais que toutes ces idées me parviennent de ma mère; elle a toujours été une membre active dans la communauté. Je voulais toujours être comme elle. Mon enseignante, Luce Lepage, très écologique, inspire aussi à aider les gens et leur apporter la joie», souligne-t-elle.

Elle a un message pour les jeunes. «Qu’ils gardent un esprit ouvert. Quand quelqu’un a besoin d’un appui, même un sourire vaut quelque chose, parfois. Qu’ils participent aux activités qui rendent le monde meilleur», conclut Maegan Lavigne.