le Vendredi 14 août 2026
le Jeudi 13 août 2026 10:24 Arts et culture

Festival Up Here 2026 : une galerie à ciel ouvert au centre-ville de Sudbury

Jen McKerral, directrice artistique (à droite) et Jaymie Lathem, D.G (à gauche). 
 — Photo : Courtoisie de We Live Up Here.
Jen McKerral, directrice artistique (à droite) et Jaymie Lathem, D.G (à gauche).
Photo : Courtoisie de We Live Up Here.

Du 14 au 16 août 2026, le centre-ville de Sudbury se transformera en une immense galerie à ciel ouvert pour la 12e édition du festival Up Here. Sous le thème rassembleur «Réveille-toi!», cet événement incontournable mariera art public, musique et installations interactives, pour inciter la communauté à se réapproprier l’espace urbain.

Festival Up Here 2026 : une galerie à ciel ouvert au centre-ville de Sudbury
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Jen McKerral, directrice artistique d’Up Here, rappelle que l’essence de l’événement demeure inchangée : célébrer l’art sous toutes ses formes au cœur de la ville. 

«On a un peu d’art partout au centre-ville. On essaie d’en faire une galerie d’art public pour la communauté», explique-t-elle.

Cette année, le thème «Réveille-toi!» résonne comme un appel à l’action. Selon la directrice artistique, il s’agit d’inviter les citoyens à s’engager activement dans leur milieu, à briser l’isolement et à sortir de chez eux pour partager des expériences culturelles communes. «L’art, ça fait jaser, c’est un catalyseur», précise-t-elle avec enthousiasme.

Une programmation musicale éclectique

Une programmation musicale éclectique et audacieuse attend les festivaliers. Parmi les têtes d’affiche, on retrouve Hologramme, un artiste montréalais dont la musique électronique atmosphérique puise ses influences dans la house, le UK garage et l’ambient. 

«Ça va faire danser, ça va être le fun», promet Jen McKerral à propos de sa performance prévue le samedi 15 août.

La métropole québécoise sera aussi représentée par Quinton Barnes, un artiste hip-hop qui intègre des sonorités électroniques expérimentales à ses créations. Il montera sur scène le vendredi soir. 

Enfin, la directrice artistique souligne la présence très attendue de SadBoi, une rappeuse incontournable de la scène torontoise.

L’avantage des passes de fin de semaine

Pour ce qui est des salles, les deux tiers des places sont réservés aux détenteurs de passes. «On calcule pour bien remplir les salles tout en gardant des places pour les billets individuels. Le festival se vit mieux avec une passe, car elle permet de se déplacer librement d’une salle à l’autre. C’est pourquoi nous ne vendons jamais 100 % des billets d’une même salle à l’avance», explique-t-elle.

«Durant la soirée, au moins deux salles présentent de la musique en simultané. Il est donc facile de passer de la Place des Arts au Studio Desjardins pour découvrir toute notre programmation. Nous encourageons vraiment le public à se promener d’une salle à l’autre pour profiter de toute la musique que nous avons à offrir», suggère la directrice artistique d’Up Here.

Up Here est un événement rassembleur. 

Photo : Courtoisie

Une empreinte géographique repensée

Le festival encourage les gens à se promener entre les différentes salles. Est-ce que l’architecture et la géographie du centre-ville de Sudbury va faciliter cette promenade d’une salle à l’autre?

«C’est une question sur laquelle nous nous penchons depuis quelques années. L’an dernier, nous avons délibérément choisi de réduire l’empreinte géographique du festival, car nous avons constaté que l’événement fonctionne mieux lorsque les salles sont rapprochées», mentionne la directrice artistique.

Ils ont décidé de concentrer les grands concerts de soirée à la Place des Arts, car les lieux se font face, ce qui permet au public de passer très rapidement de l’un à l’autre. 

«De plus, notre programmation gratuite investit « Le Crac », ce petit espace situé entre le YMCA et le théâtre Red Wilkinson. Nous y aménagerons un bar éphémère ainsi qu’une installation artistique majeure. Cet espace restera ouvert et accessible gratuitement à tous pendant toute la durée du festival», souligne-t-elle.


Le festival offre un rabais de 10% sur la marchandise avec la passe de fin de semaine. La directrice artistique d’Up Here fait savoir que la vente de marchandise représente un faible pourcentage de leurs revenus, mais qu’elle demeure cruciale.

« Même si nous dépendons beaucoup des subventions et des commanditaires, il est essentiel de générer nos propres fonds pour soutenir le festival. C’est pourquoi nous proposons des produits attrayants, incluant des invendus des années précédentes pour ceux qui auraient raté leur chance», explique-t-elle.

Un laboratoire urbain en évolution

Elle déclare que, depuis ses débuts, le festival Up Here fonctionne comme un laboratoire.

«Nous aimons nous réinventer. Après la pandémie, nous avons privilégié la rue, et nous renouons progressivement avec les salles de spectacle grâce à de nouveaux espaces comme la Place des Arts et le Knox. Cet équilibre entre l’espace public et la salle nous permet d’innover et d’encourager un public plus large à découvrir ces lieux culturels», dit-elle.

Chaque année, dans Up Here, des muralistes et des artistes visuels créent en direct de grandes murales et des installations pour transformer la ville en galerie à ciel ouvert. 

Une première murale représentant un poisson a déjà été complétée au coin des rues Larch et Young, près de l’hôtel de ville de Sudbury.

Pour découvrir les concerts secrets dans des lieux inattendus, il n’y a qu’une seule solution : télécharger l’application FEST et suivre Up Here.