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le Vendredi 13 Décembre 2024 6:45 Tapage

Entretien avec Maurice Beaudoin : Témoignage d’un vétéran

École Alliance St-Joseph, Chelmsford

Entretien avec Maurice Beaudoin : Témoignage d’un vétéran
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Le 11 novembre est le jour du souvenir, une journée où nous honorons les soldats qui sont morts à la guerre. En raison de cette journée, l’école Alliance St-Joseph va accueillir des vétérans. Lors de la célébration, les vétérans informent les élèves à propos de leurs expériences en tant que soldats dans l’Armée canadienne, et de leurs vies comme vétérans.

En tant qu’élève, j’ai toujours trouvé cela très fascinant. J’ai donc décidé de rencontrer un vétéran, et lui parler à propos de ses expériences avec les forces canadiennes.

Je vous présente Maurice Jack Beaudoin. Voici le compte rendu de notre entretien.

Océane Simard : Quand avez-vous décidé de vous joindre à l’armée?

Maurice Jack Beaudoin : Le 19 mars 1979, la journée où j’ai eu mes 17 ans, je suis parti pour la Cornouaille, au Nunavut.

O.S : À quoi ressemblait la formation de base? Avez-vous eu besoin d’ aptitudes spécifiques?

M.J.B : Pour la formation de base, tout ce dont tu avais besoin est d’être en bonne forme physique et avoir un peu d’intelligence.

O.S : Comment est-ce que votre temps dans l’armée vous a affecté? Qu’avez-vous appris au sujet de vous-même? 

M.J.B : J’ai appris que je suis plus fort que je le pensais. Je n’avais pas beaucoup d’amis auparavant et être dans l’armée a changé tout cela pour moi.

O.S : D’après votre expérience comme soldat, suggérez-vous aux jeunes de rejoindre l’armée?

M.J.B : 100% oui. Je pense que tous les jeunes devraient y aller pour au moins une année.

O.S : Quel est votre conseil pour un adolescent qui démontre un intérêt à s’inscrire aux forces canadiennes? 

M.J.B : Premièrement, je leur dirais qu’il y a plusieurs différentes options alternatives, à savoir de commencer par joindre les cadets/cadettes. S’ils sont encore là après quelques années, et décident de ne pas aller pas dans l’armée, ils peuvent tout de même avoir le même style de vie en travaillant pour les réserves. 

O.M : Pouvez-vous me décrire un mauvais événement qui s’est passé lorsque vous avez fait partie des forces canadiennes?

M.JB : Je me souviens d’un temps où il y avait de la tourmente extrême dans le monde et nous avions traversé la crise des missiles Pershing dans le début des années 80. Après cela, nous avons été en attente pendant un mois pour la guerre des îles Falkland. Aussi, il y avait inquiétude d’une guerre nucléaire en 1983 lorsque la Guerre Froide entre les États-Unis et l’Union Soviétique s’était intensifiée. 

O.M : Quand avez-vous quitté l’armée?

M.J.B : Je suis parti après 10 ans dans l’armée canadienne, en 1989.

O.M : Comment votre famille a-t-elle réagi lors de votre retour? 

M.J.B : Ma famille était très heureuse de savoir que je m’étais retiré de l’armée, car l’armée n’est pas bonne pour des familles avec des liens forts. Comme soldat, vous êtes dans les champs trop souvent pour être avec votre famille et quand vous n’êtes pas avec eux, c’est vraiment difficile pour vous, mais sur eux aussi.

O.M : Si je rencontre un soldat ou un vétéran que devrais-je faire?

M.J.B : Vous devrez serrer leur main en appréciation. Même s’ils ne sont pas allés en guerre, ils sont là et s’engagent à y être si jamais c’est le cas.

O.S : Merci de votre temps et de votre service, Maurice Jack Beaudoin.

Pour la première fois depuis 2019, il y a eu une cérémonie à l’arène communautaire de Sudbury, organisée par la filiale 76 de la Légion Royale Canadienne. 

Alors que nous rendons hommage au courage et au dévouement de nos vétérans et de nos soldats actuels, il est essentiel de se rappeler que leur service ne s’arrête pas à leur retour à la maison. Nous devons leur rendre hommage tout de long de leur vie, pour leur montrer que nous ne les tenons pas pour acquis. Portons nos coquelicots avec fiertés. Souvenons-nous.