C’est à l’âge de 16 ans que l’auteure-compositrice-interprète a signé pour la première fois un contrat avec une maison de disques. Elle est connue pour avoir composé et interprété les chansons : Drive My Soul, Ice, Saviour, et February Air. Sous le nom de Lights. Depuis elle a publié six albums, dont son dernier nommé A6 il y a deux mois qui signifie Album #6. Elle est désormais indépendante.
«C’est mon premier album indépendant. Je l’ai produit moi-même, donc c’est mon chouchou. A6 représente beaucoup de choses pour moi, c’est la taille d’un journal intime, c’est une autoroute, c’est une porte d’entrée d’aéroport. C’est tout un trajet A6, et je veux vous amener avec moi ‘’
Elle dit avoir produit la moitié de son album chez elle à la maison et l’autre moitié, elle l’a terminé à Berlin puisqu’elle à des origines allemandes. Elle s’est d’ailleurs beaucoup inspirée de la musique allemande. Elle a enregistré beaucoup de bruit de la nature, le vent et la pluie pour les incorporer dans ses chansons. Elle y a mis son cœur et son âme. Ses chansons coup de cœur du dernier album son Take It Easy qu’elle n’a pas encore chanté sur une estrade et la chanson Alive Again qu’elle adore jouer sur scène. Lights a quelque chose de magnifique et elle est comme une toile pleine d’art avec ses tatouages. Elle s’est récemment fait tatouer en rouge dans le dos le titre de la chanson Alive Again.
Ses deux chansons lui font rappeler d’apprécier la vie. «La vie est fragile», dit-elle. Elle a travaillé fort pour sa musique et elle y travaille depuis longtemps. Ses chansons abordent aussi le sujet du deuil comme elle a perdu beaucoup d’amis récemment.
«Lorsque tu es dans un creux, tu vois les possibilités de la vie, tu constates qu’il faut mordre la vie à pleine dent», raconte-t-elle.
«Cet album contient beaucoup de références nostalgiques de mes vieux albums et de mon parcours avec mes fans qui m’ont suivi dès le début de ma carrière. Je suis très attachée à ma communauté».
Au commencement était Sudbury !
Un fait intéressant, son parcours commence ici. Au Nord de l’Ontario, au Festival Boréal de Sudbury. Mme Poxleitner est née au Nord de l’Ontario à Timmins et a grandi à North Bay. Ses parents viennent de Chelmsford et Dowling. Valérie a eu tous ses emplois d’été à Sudbury, elle travaillait à la ferme de fraises de ses grands-parents. Elle se souvient au début de sa carrière lorsqu’elle à changé son nom de scène à Lights en 2007, elle s’est dit «c’est mon festival, ce sont les aurores boréales, c’est le festival des lumières, un jour je jouerai ça».
Depuis le début de sa tournée, elle est allée aux États-Unis, à Vancouver, à Toronto et à Halifax.
Et la voilà pour la première fois, de retour, en train de jouer parmi nous!
Son amour de la musique naît dès un jeune âge. Son père jouait la guitare acoustique tous les soirs avant d’aller se coucher et elle se sentait si paisible.
«Je me souviens quand j’avais 7 ans, je me disais. La musique a tellement de pouvoir que je me sens si saine et sauve. La musique m’a tellement réconforté durant des moments de stress. Moi aussi, je veux réconforter les gens à travers la musique. Mon père a commencé à m’enseigner la musique à 11 ans.»
C’est alors qu’elle a commencé à écrire la musique et voilà, elle s’est dite «je vais devenir musicienne, interprète et productrice. Et mes parents m’ont beaucoup encouragée!»
Lights est une femme d’envergure mondiale. Elle a été éduquée de façon chrétienne et a fait l’école missionnaire en Jamaïque, puis elle et sa famille ont vécu la vie missionnaire dans les Philippines pendant 3 ans. «J’ai aussi été scolarisée à domicile. Je pense que tout le monde a son propre chemin avec Dieu. Et que la spiritualité et la religion sont très différentes.»
De ses jours, elle ne s’associe plus avec la religion chrétienne. Elle a commencé à déconstruire sa croyance et à se pencher davantage vers la spiritualité avec sa famille. Elle trouve qu’il y a beaucoup d’idées prescrites dans la religion. Pour elle, la spiritualité est très différente de la religion. «La religion est un régiment, c’est la loi. Surtout pour les femmes et ça a affecté mon autonomie et mes capacités. Donc je me suis éloigné de ses concepts et j’ai rejeté ses idées», dit-elle
On peut souvent entendre ses idées spirituelles dans sa musique. Surtout l’une de ses chansons les plus populaires, Drive My Soul, que le public a reconnu lors de sa performance au Festival Boréal de Sudbury.
«Lorsque nous sommes immergés dans la musique en direct, nous sommes présents et nous sommes là les uns avec les autres en tant qu’êtres humains. Et nous sommes tous là pour écouter la même chose et écouter physiquement. Il y a quelque chose de très puissant dans le fait de profiter de ce moment», partage-t-elle
Elle se sent chanceuse et se dit énormément reconnaissante de pouvoir faire ce qu’elle fait dans sa vie.