Nancy England a appris aux membres de l’auditoire qu’il existait bel et bien deux drapeaux originaux, non seulement un seul. Le premier, pour lequel le comité de création avait obtenu les droits d’auteur, était accompagné d’un deuxième cousu également par Mme England qui l’a remis à son petit-fils. «Il appartient maintenant à la communauté», a-t-elle déclaré en le remettant à Joanne Gervais, sœur cadette de l’un des fondateurs du drapeau, feu Gaétan Gervais, et directrice générale de l’ACFO du grand Sudbury.
La communauté franco-ontarienne a d’ailleurs reçu beaucoup de remerciements et de reconnaissance pour avoir adopté ce drapeau. Donald Obonsawin, qui est aujourd’hui chancelier de l’Université de Sudbury, a déclaré à ce sujet : «Je voudrais réserver mes plus profonds remerciements à vous, les Franco-Ontariens, qui avez adopté le drapeau. Nous avons lancé une idée, un concept, mais il n’aurait jamais existé si la population ne l’avait pas accepté».
Même sentiment de la part de Yves Tassé. «Notre contribution est petite, a-t-il lancé, mais c’est la communauté qui a porté et défendu le drapeau pendant les 50 dernières années. Cette reconnaissance doit être partagée avec les milliers de personnes engagées dans la communauté franco-ontarienne». C’est là un thème répété moultes fois lors des cérémonies qui ont eu lieu au cours de cette journée.
Nawfal Mercier Sbaa, ex-président de l’Association des étudiants francophones (AEF) de l’Université Laurentienne, a également reçu un prix.
«Je crois que cette distinction a un sens plus profond. Nous devons tous saisir que l’avenir de la francophonie ontarienne est entre les mains de notre jeunesse bâtissante, qui saura forcément joindre l’authenticité à la modernité ». Pour rappel, le drapeau franco-ontarien avait été conçu au moment où les étudiantes et les étudiants francophones de l’Université Laurentienne tenaient un référendum sur la création de cette association.
Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury, Serge Miville, a pour sa part également salué l’engagement des Franco-Ontariens dans le développement des institutions franco-ontariennes dont l’institution qu’il dirige depuis plus de quatre ans. Il a rappelé les années de lutte pour finalement aboutir à son établissement.