Le Centre de la petite enfance, d’une capacité de 15 enfants, sera fourni par Le Carrefour francophone de Sudbury, en partenariat avec le Conseil scolaire du Grand Nord (CSGN), la municipalité de Markstay-Warren et le Conseil des services du district de Manitoulin-Sudbury (CSDMS). Le CPE sera selon la formule du «regroupement familial», c’est-à-dire un groupe d’âges mixtes.
La bonne nouvelle pour Stéphane Gauthier, directeur général de Carrefour Francophone, est que l’infrastructure est déjà en place, comme l’École publique Camille-Perron, qui avait procédé à des travaux d’agrandissement en 2019, avait pensé à aménager un espace devant accueillir, plus tard, une garderie.
Le projet s’est donc concrétisé avec un financement tombé à point, octroyé dans le cadre du programme pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants (SPAGJE).
«Comme l’infrastructure est là, le financement vient donc soutenir uniquement le programme. Mais il faut dire que, sans le financement opérationnel du CSDMS, on n’aurait pas pu non plus», précise Stéphane Gauthier.
Recruter et attirer des nouveaux arrivants
Pour faire tourner le CPE à pleine capacité, soit accueillir 15 enfants, le Carrefour Francophone doit recruter six à sept employés, à savoir : un superviseur ou une superviseure, trois éducatrices qualifiées, deux aides-éducatrices, puis un cuisinier ou un traiteur, selon Stéphane Gauthier.
Un élément important : le directeur général du Carrefour Francophone affirme que la majorité des éducatrices et éducateurs de leurs CPE sont de nouvelles arrivantes et de nouveaux arrivants.
«Il y a des éducatrices qualifiées et des éducateurs qualifiés. Ce qui est difficile est de les amener dans une zone rurale, où il n’y a pas de transport en commun et l ‘accès au logement est difficile», confie Stéphane Gauthier.
Markstay-Warren fait face, justement, à ces deux problèmes majeurs.
«Ce n’est pas plus loin de se rendre de la Place des Arts à Hanmer, par exemple. C’est le temps que ça prend pour se rendre à Markstay. Sauf que tu peux prendre l ‘autobus dans le Grand Sudbury et te rendre à ton travail, ce que beaucoup de nos employés font. Mais pas pour se rendre à Markstay», ajoute Stéphane Gauthier.
En effet, il n’existe pas de moyens de transports collectifs dans cette région. Le nouveau directeur général de la municipalité de Markstay-Warren est conscient de ces défis. «Nous sommes en train d’étudier la possibilité de recourir aux services d’une compagnie de transport ou de faire un partenariat avec la municipalité du Grand Sudbury, pour assurer une navette le matin et une autre en fin de journée, pour permettre à des personnes de rejoindre leurs postes de travail et/ou de rentrer chez elles», indique-t-il.
Quant à la rareté du logement, Marc Serré fait savoir que la municipalité n’exclut pas l’achat d’un terrain pour construire des unités, même s’il n’y a encore rien de concret de ce côté-ci.
Pour rappel, l’ancienne directrice générale Kim Morris avait invité, au courant de l’année 2025, le constructeur de logements Descon pour une séance de présentation d’un projet d’unités, mais des élus s’étaient opposés.
Marc Serré ne nie pas que des efforts doivent être consentis, surtout que l’École St-Thomas à Warren cherche, elle aussi, à se doter d’un Centre de la petite enfance, selon ses dires.
À la question de savoir si Carrefour Francophone serait intéressé à fournir ce service, Stéphane Gauthier a déclaré : «Nous sommes partenaires du Nouvelon à Village des tout-petits à St-Charles et à Trésor des tout-petits à Noëlville, et notre mandat est de répondre aux besoins de la population. Donc, s’il y a une option, nous la considérerons très certainement».