le Jeudi 23 juillet 2026
le Mercredi 28 janvier 2026 13:00 Éducation

Déterminés, les professeurs de l’Université Laurentienne ont entamé leur deuxième semaine de grève

Les professeures et professeurs de l’Université Laurentienne ont encore bravé le froid, lundi 26 janvier, pour entamer leur deuxième semaine de grève. — Photo : APPUL
Les professeures et professeurs de l’Université Laurentienne ont encore bravé le froid, lundi 26 janvier, pour entamer leur deuxième semaine de grève.
Photo : APPUL

La grève de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) est entrée dans sa deuxième semaine le lundi 26 février sans que de nouveaux pourparlers avec l’administration de l’université n’aient eu lieu ou ne soient prévues. Les négociations entre les deux parties ont atteint une impasse le dimanche 18 janvier après un exercice de médiation qui n’a pas réussi à résoudre l’impasse.

Déterminés, les professeurs de l’Université Laurentienne ont entamé leur deuxième semaine de grève
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Le président de l’APPUL, M. Fabrice Colin, a indiqué au Voyageur que, pour l’instant, aucun signal pour reprendre les négociations n’avait été reçu de la part de l’employeur. «Il y a une impasse sur trois points. À la suite d’un sondage pré-négociations auprès des professeures et des professeurs, il est clair que la question des salaires est un point de litige très important. Les salaires qu’on nous offre sont très en retard par rapport au secteur universitaire du Canada. Il est temps que le Conseil des gouverneurs reconnaisse tous les sacrifices que nous avons faits depuis 2021», , a déclaré M. Colin. 

«Reconnaître nos sacrifices»

Les deux autres points en litige, selon le président de l’Association, portent sur le régime de retraite et la charge de travail des membres. «Cette charge de travail est devenue plus lourde à cause du licenciement de plus de 100 collègues en 2021. Les membres veulent que le travail qu’ils font déjà soit proprement reconnu», a-t-il affirmé au Voyageur

Il s’est dit incapable de rendre publics tous les détails qui ont trait à ces points en litige, car il doit respecter la confidentialité des pourparlers. 

À la question de savoir s’il est optimiste qu’une entente entre les deux parties survienne plus tôt que plus tard, il a répondu : «Évidemment, nos membres n’ont jamais voulu en arriver au point où nous en sommes. Il est temps que le Conseil des gouverneurs partage notre vision de l’avenir. Les membres ont fait tous ces sacrifices pour sauver l’institution et maintenant que cette dernière est dans une situation financière stable, il est temps que le Conseil fasse sa part surtout compte tenu des sommes d’argent que l’université a encaissées au cours des deux dernières années. Le plus vite le Conseil reconnaîtra ces sacrifices, le plus vite on pourra en arriver à une entente», a-t-il conclu.

L’administration estime son offre «raisonnable»

Dans un communiqué de presse émis la semaine dernière, l’administration de l’université a indiqué que, selon elle, l’offre présentée aux membres du syndicat est juste, raisonnable et enviable.

«Les augmentations salariales proposées par l’université dépassent les normes du secteur et notre offre comprend des améliorations pour les membres de l’APPUL dans des domaines clés», peut-on lire dans le communiqué. 

«Nous reconnaissons le rôle essentiel que jouent les membres de l’APPUL, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des salles de classe. Nous sommes conscients des difficultés considérables qu’a traversées la communauté universitaire ces dernières années. Les membres de l’Association sont restés fidèles à l’Université Laurentienne et nous sommes profondément reconnaissants de leurs efforts pour rétablir son statut actuel et bâtir son avenir».

L’université indique qu’elle maintient son engagement à négocier de bonne foi pour parvenir à une entente équitable pour les membres de l’APPUL, tout en assurant la viabilité financière à long terme de l’institution. 

La semaine dernière, un rassemblement en appui aux membres en grève s’est tenu à Sudbury. Des membres d’associations de professeurs d’université d’ailleurs au Canada se sont joints à la ligne de piquetage de l’APPUL en signe de solidarité.