le Jeudi 23 juillet 2026
le Jeudi 5 février 2026 11:00 Éducation

L’UdeS et l’UdeH mutualisent leurs collections bibliothécaires

Photo : Montage / Archives
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Les deux universités de langue française du Nord de l’Ontario, soit l’Université de Sudbury et l’Université de Hearst, ont annoncé, la semaine dernière, un partenariat qui établit un cadre de concertation et de collaboration pour la gestion de leurs bibliothèques. Des discussions sont également en cours pour permettre aux étudiants de l’UdeS d’avoir accès aux bibliothèques d’institutions postsecondaires québécoises, a appris Le Voyageur.

L’UdeS et l’UdeH mutualisent leurs collections bibliothécaires
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Cette entente prévoit que l’ensemble des quelque 29 000 livres de la collection de l’Université de Sudbury sera intégré au catalogue de l’Université de Hearst. Ce qui permettra aux étudiantes, aux étudiants, ainsi qu’aux membres du corps professoral de cette institution d’avoir accès à une gamme plus large de ressources bibliothécaires par le biais de prêts interuniversitaires.

Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury, M. Serge Miville, a déclaré au Voyageur que les étudiantes et les étudiants de l’UdeS pourront aussi avoir accès à la bibliothèque de l’Université de Hearst, car cette dernière a sa propre collection. «Cette mutualisation des collections des deux universités de langue française permet certes une économie d’échelles», a-t-il déclaré. 

Approche collaborative 

Cette mise en commun des ressources des deux bibliothèques permettra de faciliter l’accès aux documents, ce qui aura pour conséquence de favoriser la réussite académique et l’avancement de la recherche. Plutôt que de recréer des structures en silo, les deux universités misent sur une approche collaborative qui maximise l’impact des investissements publics.

Cette initiative de la part des deux institutions devrait contribuer au renforcement des infrastructures universitaires de langue française en Ontario et à l’élargissement de l’offre de services au sein du réseau postsecondaire francophone.

«Ce partenariat avec l’Université de Hearst traduit notre engagement à bâtir, ensemble, des assises solides et durables pour le milieu universitaire de langue française en Ontario», a admis le recteur Miville. 

Selon lui, ce partenariat «permet d’offrir à notre communauté universitaire un accès élargi à des ressources documentaires de grande qualité, tout en renforçant les bases d’une collaboration durable entre établissements francophones, au bénéfice des étudiantes et des étudiants en contexte minoritaire».

Pour sa part, la rectrice de l’Université de Hearst, Sophie Dallaire, a affirmé : «En unissant nos forces, nous contribuons à accroître l’accessibilité aux ressources documentaires en français et à soutenir la vitalité de la recherche et de l’enseignement universitaire dans le Nord de l’Ontario».

On sait que l’Université de Sudbury a déjà signé une entente avec l’Université d’Ottawa qui permet aux étudiantes et aux étudiants de l’institution sudburoise d’obtenir un diplôme de l’Université d’Ottawa, en plus de celui de l’Université de Sudbury. Cette dernière s’est aussi entendue avec le Collège Boréal pour l’utilisation de ses laboratoires, pour offrir des cours dans le domaine des sciences, soit en biologie et en anatomie. Cette entente permettra aussi une économie d’échelles en n’obligeant pas l’UdeS à se doter de ses propres laboratoires.

Des discussions avec le Québec 

Quant à savoir si la bibliothèque de l’Université de Sudbury devra acquérir sa propre collection de livres dans le domaine des sciences pour accompagner ces nouveaux programmes, M. Miville a indiqué au Voyageur que, dans ce domaine, les livres sont de moins en moins fréquents. «À part des manuels qui sont en papier, on est vraiment dans un univers où tout est en ligne. Ça facilite l’acquisition et l’accès», a-t-il déclaré. 

Le recteur a de plus dévoilé au Voyageur que l’Université de Sudbury est en discussion avec des représentants du Québec pour avoir accès aux catalogues de bibliothèques d’institutions postsecondaires québécoises.

L’entente avec Hearst s’inscrit dans la stratégie globale de partenariats de l’Université de Sudbury qui privilégie la collaboration avec les établissements postsecondaires de langue française de l’Ontario, peut-on lire dans un communiqué de presse émis par les deux institutions du Nord de l’Ontario. Cette stratégie vise à contribuer activement au renforcement du réseau universitaire francophone, à la consolidation de services durables en français et au développement académique et scientifique des régions qu’ils desservent.

L’Université de Sudbury a accueilli une trentaine d’étudiantes et d’étudiants en septembre 2025 et a ainsi réalisé sa mission, annoncée au printemps 2021, de devenir une institution postsecondaire de langue française dans le Nord de l’Ontario. Établie en 1913, l’Université de Sudbury, mieux connue à l’époque comme le Collège du Sacré-Cœur, est le premier établissement du Nord de l’Ontario à offrir l’enseignement au niveau universitaire. Elle a repris le nom d’Université de Sudbury en 1957, trois ans avant son entente de fédération avec l’Université Laurentienne.