le Dimanche 19 juillet 2026
le Samedi 28 mars 2026 9:00 Arts et culture

Des contes variés au Festin d’histoires du CFOF

Emmanuel Ngoma. — Photos : Donald Dennie
Emmanuel Ngoma.
Photos : Donald Dennie

La troisième édition du Festin d’histoires organisé par le Centre franco-ontarien de folklore et sept partenaires a eu lieu au Bistro de la Place des Arts du Grand Sudbury, le vendredi 20 mars, de 17h à 19h, à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie et de la journée mondiale du conte. C’était aussi la première journée du printemps 2026.

Des contes variés au Festin d’histoires du CFOF
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Le Réseau de soutien à l’immigration francophone dans le Nord de l’Ontario, le Carrefour francophone, la Mosaïque interculturelle, la Communauté francophone accueillante du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, le Rendez-vous de la francophonie et le ministère fédéral de l’Immigration, réfugiés et citoyenneté ont agi comme partenaires du CFOF pour cet événement annuel.

Les conteurs et conteuses qui s’étaient inscrits à ce Festin étaient invités à raconter une histoire dont le thème était «Ma première fois», c’est-à-dire la première fois qu’ils et elles avaient vécu une expérience. Une dizaine de personnes ont participé à cette soirée de réseautage et de partage interculturel, afin de raconter, pour la première fois, des événements souvent cocasses. 

Monique Beaudoin, coordonnatrice de la Communauté francophone accueillante, a ouvert le bal en racontant l’histoire de la première fois qu’elle a dû dégager la conduite d’aération de sa demeure, à la suite de l’énorme tempête hivernale qui a déversé quelque 50 centimètres de neige et de verglas sur la région du Grand Sudbury du 15 au 17 mars derniers. Elle a raconté toutes les épreuves qu’elle a dû surmonter afin de réussir à dégager cette conduite d’aération remplie de neige et de glace. 

Emmanuel Ngoma, nouvel arrivant du Congo, a raconté la première fois qu’il a dû vivre la première neige après son arrivée au Canada, ainsi que sa première rencontre avec un ours sur le campus de l’Université Laurentienne où il s’était inscrit en tant qu’étudiant étranger. Pour sa part, Aline Fablet, originaire de la France, a fait part de son expérience où elle a dû échanger son permis de conduire en Ontario.

Daphnée Veilleux-Michaud, l’animatrice de la soirée, a raconté la première fois qu’elle a dû monter à bord d’un autobus de transport en commun. Originaire de la campagne entre Sturgeon Falls et Field dans le Nord-Est ontarien, et n’ayant jamais fait l’expérience du transport en commun, elle a dû la tenter à Ottawa afin de se rendre dans le quartier de Vanier, situé à l’est de la capitale. Mais plutôt que de débarquer à Vanier, elle s’est retrouvée dans le quartier de Rockcliffe, complètement perdue et seule. Grâce à un automobiliste généreux, elle a pu se rendre à Vanier où on l’attendait de pied ferme. 

Thomas Mercier, directeur du Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario, a fait part de sa première expérience dans le Nord de l’Ontario. Originaire du Saguenay-Lac St-Jean, au Québec, il devait se rendre en voiture à Thunder Bay dans le Nord-Ouest de l’Ontario, soit un déplacement de 20 à 24 heures. Lors de son périple, il s’est retrouvé dans une tempête de neige qui l’a obligé de suivre une charrue pendant plusieurs kilomètres. Ce qui l’a retardé pour se rendre à destination.

Ce n’est là qu’un échantillon des histoires racontées dans le cadre de ce Festin agrémenté d’un léger buffet auquel ont participé une cinquantaine de personnes, dont la majorité était des nouveaux arrivants.