Le communiqué note que la Fédération des municipalités du Nord de l’Ontario préconise depuis longtemps l’adoption d’un cadre humain d’intervention avec une réponse médicale rapide en cas d’usage important de substances quand une personne est à risque de se blesser lui-même ou les autres.
«Le Manitoba a pris d’importantes mesures en vue de reconnaître le besoin pour des outils d’intervention qui tiennent compte des besoins humains, des soins et de la sécurité du public», dit Dave Plourde, président de FONOM. «Nous croyons que l’Ontario doit bouger maintenant avec urgence pour offrir le même soutien dans nos communautés.»
Dans tout le Nord de l’Ontario, les municipalités vivent avec une augmentation de la pression sur les services d’urgence, le système de soins de santé et la sécurité communautaire, alors que des individus naviguent dans le système pendant une crise sans qu’il y ait de parcours d’interventions efficaces.
«Chaque jour, nos communautés font face à cette réalité», ajoute Dave Plourde. «La police, les ambulanciers, les hôpitaux et les services sociaux interviennent continuellement auprès des mêmes individus, sans les bons outils pour les diriger vers des soins. Ça ne marche pour personne et encore bien moins pour les individus en crise».
FONOM remarque que l’impact des crises attribuées aux dépendances est ressenti directement par les résidents et les entreprises du Nord de l’Ontario. Les communautés rapportent une augmentation des préoccupations avec les entrées par effraction, la consommation publique de drogues, les vols, les dommages aux propriétés, les incendies et les incessants bris de conditions de libération.
«Ce sont quotidiennement les vrais impacts que les gens voient dans leurs communautés», dit Dave Plourde. «Les résidents veulent un système qui pourra non seulement répondre aux crises, mais aussi un système qui aidera à les prévenir avec des interventions, des soins et de la redevabilité.»
FONOM remarque que d’autres juridictions, incluant la Colombie-Britannique et la Saskatchewan, se dirigent vers des approches semblables ou les explorent.
«L’Ontario a l’occasion d’apprendre de ces provinces et d’agir rapidement», dit Dave Plourde. «On a sonné l’alarme sur cette préoccupation depuis un bon moment, et pendant que ce besoin continue de grossir, le progrès n’a pas suivi.»
Un appel à l’action immédiatement
FONOM presse la Province de l’Ontario, surtout le ministère de la Santé, à bouger rapidement en modifiant la Loi sur la santé mentale avec des amendements ciblés pour permettre des interventions de supervision médicale à court terme, fournir un cadre pour le traitement et la stabilisation, et réduire la pression sur les services municipaux et de santé de premières lignes.
«C’est pour s’assurer que les gens reçoivent les soins dont ils ont le plus besoin tout en améliorant la sécurité dans nos communautés», dit Dave Plourde. «Les outils existent, les modèles existent. Ce qu’il faut maintenant : c’est l’action.»
FONOM maintient son engagement à travailler avec la Province de l’Ontario pour promouvoir des solutions faites-en-Ontario qui reflètent les réalités des communautés du Nord et qui donnent des résultats significatifs aux individus, aux familles et aux communautés.
«On ne peut pas continuer de répondre aux mêmes crises avec des outils limités», dit Dave Plourde. «L’Ontario a une occasion et une responsabilité d’agir.»