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le Mercredi 20 septembre 2023 6:30 Arts et culture

Nicolas Lalonde, comédien de 10 ans

Nicolas Lalonde en 2018 dans le décor de sa première pièce : No Snows for Christmas. — Photo : Courtoisie
Nicolas Lalonde en 2018 dans le décor de sa première pièce : No Snows for Christmas.
Photo : Courtoisie

Chelmsford — Lorsqu’il avait six ans, en regardant la pièce de théâtre The Wizard of Oz au Theatre Cambrian, Nicolas Lalonde a dit à sa mère : «C’est ça que je veux faire». Depuis, il fait du théâtre aussi souvent qu’il le peut et continuera à le faire en 2024, puisqu’il a été retenu pour un film qui sera tourné à Chelmsford.

Nicolas Lalonde, comédien de 10 ans
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Sa première audition était pour The Addams Family au Theatre Cambrian en 2018. «Ils ne m’ont pas pris pour ça, mais ils m’ont dit : “auditionne encore, on a une pièce qui s’en vient et on aurait un rôle parfait pour toi”», raconte Nicolas. Cette pièce, c’était No Snows for Christmas, une pièce écrite par trois adolescents, dont le Franco-Ontarien Simon Landry.

Nicolas Lalonde dans la production Annie.

Participer à plusieurs pièces et projets n’a pas diminué sa passion. Il se souvient qu’on regardant The Wizard of Oz, il s’est dit «que ça avait l’air vraiment du plaisir, et l’fun». Être sur scène est aussi amusant qu’il l’imaginait, mais il y a plus. «Tu bâtis une grosse relation», les autres comédiens et l’équipe deviennent un peu comme ta famille, dit-il.

Nicolas a ensuite joué dans An Evening at Hogwarts, Oz, Elf, Joseph and the Amazing Technicolour Dreamcoat et Annie. En ce moment, il se prépare pour la comédie musicale Matilda au Sudbury Theatre Centre.

L’élève de l’École Alliance St-Joseph tente aussi sa chance à l’écran. Il a été figurant dans un film de Noël Hallmark, a filmé une annonce web pour Regency Bakery et tiendra un rôle secondaire dans le film Rêver en néon, de la réalisatrice Marie-Claire Marcotte. Ce film devrait être tourné dans la région de Chelmsford en 2024.

Elf est l’un de ses souvenirs préférés. «Le dernier show, on connaissait tout, on était sur la pin et c’était vraiment du plaisir.» C’était à la fois sa pièce la plus difficile, mais aussi celle où il a eu le plus de plaisir.

Sa mère, Linda Lalonde, lui permet de vivre sa passion sans entrave. Elle se compare aux parents qui se lèvent tôt pour l’entrainement de hockey. Elle est heureuse de voir que son garçon a trouvé sa passion si jeune. «La première pièce qu’il a fait, il m’a dit qu’il était enfin “avec d’autres mondes comme moi”.»

Nicolas Lalonde lors de l’une de ses présentations de l’Heure du conte à la Bibliothèque publique.

Nicolas Lalonde lors de l’une de ses présentations de l’Heure du conte à la Bibliothèque publique.

Pour le plaisir d’être en spectacle

Nicolas profite de toutes les occasions pour offrir un spectacle : il a présenté des heures de contes à la Bibliothèque publique du Grand Sudbury. «J’allais à la bibliothèque pour raconter des histoires aux plus petits. J’ai fait ça assez longtemps», dit-il.

Il a même offert des cours de français à des petits anglophones. «Il avait un groupe d’environ 12 personnes et il leur montrait avec des flashcards l’alphabet, des mots. Moi, je ne faisais rien du tout, il préparait tout», raconte sa mère. 

Ces activités à la bibliothèque avaient aussi pour objectif de faire plus de prestations en français, ce qu’il a trop peu souvent l’occasion de faire à Sudbury.

Même avant de voir la pièce qui a allumé sa passion, Mme Lalonde raconte que, plus jeune et avant de pouvoir les écrire, son fils inventait déjà toutes sortes d’histoires.

Les refus sont courants quand on veut être comédien. Heureusement, Nicolas se dit relativement à l’aise devant cette fatalité. «Ça me dérange un tout petit peu, mais parfois je comprends.» C’était d’ailleurs le cas pour une audition qu’il a faite pour un film qui aurait été filmé à New York avec l’acteur bien connu Billy Crystal.

Même s’il est encore passionné, Nicolas ne veut pas s’avancer tout de suite s’il fera du théâtre ou de la télé toute sa vie. «Peut-être», répond-il sagement. Est-ce qu’il préfère un format plus que l’autre? «S’il fallait que je pige… ce serait le théâtre.»

Nicolas a présenté ses contes en ligne pendant la pandémie.

Photo : Courtoisie