le Jeudi 4 juin 2026
le Mercredi 27 septembre 2023 15:30 Francophonie

L’AFMO se relève et pense à la relève

Nicole Fortier-Lévesque — Photo : Éric Boutilier
Nicole Fortier-Lévesque
Photo : Éric Boutilier

Ontario — L’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO)se remet sur les rails après quelques années de difficultés financières entrainées par la pandémie. L’organisme a éliminé son déficit de 78 000 $ et rapporte un surplus budgétaire. Des subventions reçues de divers bailleurs de fonds ont permis à l’AFMO de sortir du rouge et aux dirigeants de se sentir plus rassurés de l’avenir de leur groupe de revendication.

L’AFMO se relève et pense à la relève
00:00 00:00

«Je ne vous le cacherai pas, on a rencontré des défis au point de vue des finances et puis ça nous a vraiment mis dans un état où on craignait pour la survie de notre organisme», explique la présidente sortante de l’AFMO, Nicole Fortier-Lévesque.

«On a retroussé nos manches et on s’est dit c’est le temps de le faire ou non. C’est à ce moment-là que les membres du CA ont décidé de prendre la relève et d’effectuer les tâches qui nous permettaient justement de rester bel et bien vivants.»

Photo : Éric Boutilier

Durant le congrès annuel présenté à Kapuskasing à la mi-septembre, les membres ont élu la mairesse de Timmins, Michelle Boileau, présidente de l’AFMO.

Plusieurs ateliers et discussions portant sur la parité, la diversité et l’inclusion ont également été présentées. La collaboration demeure toutefois l’une des principales priorités des leadeurs municipaux francophones.

«En politique municipale, pour nous, c’est extrêmement important ça, parce qu’on veut travailler ensemble. Il faut s’assurer qu’on a tout le monde autour de la table. Ça fait un conseil à ce moment-là qui est plus riche en valeurs et qui est plus riche en représentation aussi», précise Mme Fortier-Lévesque.

«Aussi, on a parlé beaucoup d’immigration. C’est important pour nous de s’arrêter à l’immigration francophone parce qu’on connait une pénurie de main-d’œuvre. Si on veut s’assurer de continuer à être desservi en français, il va falloir qu’on aille voir de quelle façon on peut faire venir des gens, des francophones d’ailleurs, pour venir prêter mainforte ici en Ontario.»