Martin Breault, le maître du jeu.
C’est devant une foule survoltée que quatre improvisateurs et un maître de jeu ont exécuté des prouesses verbales et ont fait rire «à s’en fendre les côtes» comme l’avait promis Annik Boucher dans son propos d’introduction.
Des cinq comédiens, quatre étaient bien connus dans la région. Tous avaient la réputation d’être des personnes qui respirent la joie de vivre et d’évoquer leur présence dans un match d’improvisation a excité les participants de curiosité. Le format adopté pour le match d’improvisation était à la sauce «Whose Line Is it Anyway?».
Le maître du jeu, Martin Breault, a amusé la foule avec un air imperturbable qu’on s’attend du maître de cérémonie d’un match d’improvisation. Sa capacité à lire la foule avec son regard de lynx et de maintenir la tension ambiante a ajouté à la qualité du spectacle, surtout quand il déclenchait la foudre avec un thème déstabilisant. Il avait préparé 16 jeux avec des thèmes impossibles.
Comme entrée de jeu, il a annoncé qu’il ne distribuerait pas d’étoiles pour une improvisation remarquable. Parce que la Saint-Jean Baptiste nous rappelle notre lien avec le Québec, il distribuerait des «Q», de quoi provoquer des fous rires tant le double sens était évident.
Les spectateurs sont restés médusés du début à la fin.
La seule femme des improvisateurs était la pétillante Emmanuelle Mathieu. Elle a été proclamée joueuse par excellence de la Ligue d’improvisation du Nord de l’Ontario plus de fois qu’on peut le compter. C’est une joueuse redoutable qui ne laisse aucune chance à ses adversaires. Son sens du théâtre, ses répliques assassines et son énergie ont souvent aussi bien surpris la foule que ceux avec qui elle jouait. Durant toute la soirée, Emmanuelle Mathieu a su polariser l’attention de l’auditoire.
Son fils, Loïc Laferrière est arrivé gonflé à bloc puisque son équipe venait de remporter les grands honneurs de la Ligue d’improvisation du Nord de l’Ontario, en étant couronnée l’équipe championne. Même s’il est le «petit jeune», «…ce gars-là a une répartie qui frappe plus vite que son ombre», comme aime à le dire Annik Boucher. Ses improvisations ont été sans inhibitions, toujours rapides et à point : il a impressionné!
Le doyen de l’équipe, Eric Lafond, est un vieux routier de l’improvisation. Un charmeur qui a le secret de ces remarques drôles, originales et inattendues : il soulève des rires en masse. Eric Lafond sait oser des réparties qui amènent les improvisateurs sur des pistes improbables qui sont pourtant bien connectées dans le quotidien, et ça, au plus grand plaisir de la foule surprise.
Enfin, Luc Grzela n’est pas de la région. «Il y a quelques années, il nous est arrivé de loin. Mais aujourd’hui, il a fait son nid, il a sa place parmi nous et nous l’aimons d’amour», dit Annik Boucher en le présentant. C’était évident : l’improvisation, il connaît ça. Son sens de la répartie, son originalité et sa capacité de ne pas se laisser distraire par une réplique en font un excellent improvisateur.
Le disc-jockey Gabin.
Tout était réuni pour une soirée d’improvisation réussie. Les applaudissements à la fin en ont fait foi. Les spectateurs sont restés médusés du début à la fin; ils faisaient partie du spectacle et étaient souvent de connivence avec les improvisateurs. Entre autres commentaires : «C’est du bonheur d’assister à un spectacle qui fait du bien». «J’aime ça quand on rit de nos petits travers », ou encore : »Je savais pas qu’ils avaient tant de talents.»
La soirée s’est poursuivie avec l’excellent disc-jockey Gabin. C’est un nouvel arrivant qui a su faire jouer une variété de musique entraînante d’ici et d’ailleurs; des rythmes pour tous les goûts. Gabin, le disk-jockey, est un exemple d’intégration réussie.
La soirée s’est terminée par une pointe de pizza et une promesse de se retrouver encore l’an prochain pour la Saint-Jean-Baptiste.