le Jeudi 27 août 2026
le Mardi 18 août 2026 16:00 Environnement

Des bénévoles aménagent un sentier pour facilitera l’accès à la forêt nourricière du parc Delki Dozzi

Des bénévoles s'affairent à construire le sentier.
 — Photos : Donald Dennie
Des bénévoles s'affairent à construire le sentier.
Photos : Donald Dennie

Une équipe de bénévoles a travaillé pendant deux jours, les 27 et 28 juillet derniers, afin de confectionner un sentier qui facilitera l’accès à la forêt nourricière située au parc Delki Dozzi dans le quartier Gatchell du Grand Sudbury.

Des bénévoles aménagent un sentier pour facilitera l’accès à la forêt nourricière du parc Delki Dozzi
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Camille Tremblay-Beaulieu. 

Animés par Camille Tremblay-Beaulieu, codirectrice de l’organisme Sudbury Shared Harvest, qui est responsable de cette forêt nourricière, ces bénévoles, dont certains sont membres des Youth Rangers du ministère provincial des Ressources naturelles, ont préparé ce sentier constitué de sable de concassage long de 75 mètres et large de 1,5 mètre en moyenne.

Le Sudbury Shared Harvest existe depuis environ 10 ans dans le but de rassembler des personnes intéressées à faire pousser de la nourriture de façon alternative. Les forêts, dont celle du parc Delki Dozzi est la première et la plus grande de plusieurs dans le Grand Sudbury, constituent une façon de produire des fruits tels des pommes, des poires, des cerises, des camerises, des fraises, des framboises, des groseilles et des prunes. «À mesure que la saison avance, il y a toujours un fruit ou l’autre qui pousse dans le jardin et la forêt. Quand tu te promènes dans un jardin communautaire ou une forêt nourricière, tu peux toujours goûter à quelque chose», a déclaré Mlle Tremblay-Beaulieu. 

Un pommier.

Les forêts nourricières du Grand Sudbury sont souvent voisines de jardins communautaires comme c’est le cas au parc Delki Dozzi. Le jardin du parc a été établi en 2009 par le Réseau d’action communautaire de la Ville du Grand Sudbury. «On aime ça quand ils sont près l’un de l’autre, car on peut partager de l’équipement, on peut travailler ensemble. C’est vraiment le fun qu’on soit capable de jumeler les deux. Les gens travaillent ensemble; ils se rencontrent pour partager de la nourriture. C’est vraiment une belle énergie». 

«On a été très chanceux que la compagnie d’assurance Trillium Mutual nous verse une bourse à travers son fonds communautaire Roots», a poursuivi la codirectrice de Sudbury Shared Harvest. «Ça nous permet de faire un genre de sentier qui traverse notre forêt nourricière, ce qui va la rendre plus accessible. Il est construit sur un terrain rempli de bosses et de trous qui rendaient la circulation moins sécuritaire. Ça faisait longtemps qu’on voulait faire ça.» 

Un cerisier.

Dorénavant, les personnes avec des problèmes de mobilité ou qui poussent un carrosse pourront traverser cette forêt. «Le fonds de Trillium Mutual nous a permis d’acheter le sable de concassage et beaucoup de gens sont venus nous aider à le répandre et à bâtir ce sentier», admet Mlle Tremblay-Beaulieu.

Elle admet travailler davantage dans les forêts nourricières que dans les jardins communautaires. «Une forêt nourricière, on s’en occupe comme un système écologique», dit-elle. «On y retrouve des arbres, des bosquets, des plantes et souvent du bois qui décompose sur le sol. C’est le même concept qu’on applique dans un système agricole. Ce n’est pas tout qui peut être mangé dans une forêt nourricière, mais tout a un rôle comme dans un système écologique.»

En plus des arbres fruitiers, on peut aussi retrouver des noisetiers bien qu’ils soient en moins grand nombre.