Au plus fort de la crise, 13 chemins étaient fermés à la circulation, certains étant complètement inondés, d’autres endommagés par la force de l’eau. «On a fait l’appel d’urgence pour commencer, premièrement, à sauver nos chemins. On a beaucoup de chemins qui étaient sous l’eau. Il y en a qui ont brisé et il a fallu faire des réparations», explique la mairesse Gisèle Pageau.
Une situation en amélioration
En date du lundi 27 avril, alors que Le Voyageur mettait sous presse, la situation s’était partiellement résorbée. «Il nous reste encore à peu près quatre chemins sous l’eau», précise Mme Pageau.
Les voies toujours touchées sont le chemin Voyageur, le chemin Murdock, le chemin 607 et le chemin Bayside.
Cela signifie que plusieurs routes ont pu être rouvertes au cours des derniers jours, après des travaux intensifs menés par les équipes municipales et des contacteurs locaux. «On avait notre équipe des services publics, puis beaucoup de contracteurs qui travaillaient avec nous pour réparer les chemins», indique la mairesse.
Des résidents évacués
Certaines zones ont été particulièrement affectées, notamment Bakers Bay, où plusieurs habitations ont dû être évacuées. «Les gens sont partis soit chez des membres de leur famille ou avec des amis», souligne Mme Pageau.
Une seule résidence a également été évacuée sur la rue Brousseau, où l’eau s’est infiltrée dans la maison.
Dans certains secteurs, des résidents demeurent toutefois sur place malgré les routes inondées. «Le chemin est complètement sous l’eau, mais les gens passent quand même. Là, l’eau continue de monter, alors il va falloir qu’ils décident quoi faire», prévient-elle.
Mobilisation et entraide
La municipalité a pu compter sur l’appui de plusieurs organisations, dont Bimaajitoon Search & Rescue, North Shore Search and Rescue et l’Ontario Search and Rescue Volunteer Association.
«C’était une aide précieuse. Ils sont venus nous aider pendant qu’on se préparait, parce qu’on savait qu’il y avait plus d’eau qui s’en venait», affirme Mme Pageau.
La communauté s’est également mobilisée pour remplir des sacs de sable. En une seule journée, environ 1 200 sacs ont été préparés par des bénévoles, en plus des quelque 3 000 sacs fournis par la municipalité.
«On fournit les sacs et le sable, et on invite les gens à venir en chercher autant qu’ils veulent pour protéger leurs maisons», précise la mairesse.
Une crue comparable à celle de 2019
Le niveau de l’eau a maintenant atteint celui observé lors des importantes inondations de 2019, selon Mme Pageau. La municipalité surveille de près l’évolution de la situation, d’autant plus que le système hydrique demeure sous pression.
«On n’a pas encore fini. L’eau va continuer à monter et descendre pendant encore une ou deux semaines», prévient-elle.
Le principal facteur de risque demeure les précipitations. «La seule chose qui pourrait vraiment faire un gros dommage à ce point-ci, c’est une grosse pluie. Là, on prendrait la pluie et l’eau en même temps», explique la mairesse, qui craint un scénario plus critique en cas d’intempéries.
Appel à la vigilance
Même si les conditions météorologiques récentes sont favorables, la municipalité insiste sur l’importance de rester vigilant.
«Il fait beau, et les gens pensent que c’est fini, mais ce n’est pas encore fini», rappelle Mme Pageau. Elle invite les résidents à se préparer et à protéger leur propriété en utilisant des sacs de sable si nécessaire.
«On a pris autant de précautions qu’on peut, mais il faut que les gens soient prêts pour ne pas être surpris», conclut-elle.