La conférence d’Ottawa a débuté par le caucus des maires des grandes villes de l’Ontario (OBCM). Les dirigeants y ont discuté des défis communs majeurs : l’itinérance, la santé mentale et les dépendances.
Face à l’aggravation de la situation, l’OBCM réclame une action provinciale urgente. Les maires ont ainsi lancé la phase suivante de leur campagne de sensibilisation intitulée «Solve the Crisis» (Résoudre la Crise).
Depuis le lancement de cette initiative en 2024, les municipalités affirment s’être mobilisées aux côtés des organismes communautaires.
Elles reconnaissent les efforts de la province, notamment la création des centres HART et les investissements dans le logement supervisé. Toutefois, les maires déplorent que la crise continue de s’aggraver.
Selon eux, l’impôt foncier municipal ne peut plus supporter seul les coûts croissants de la santé et du logement.
Le maire Paul Lefebvre s’est joint à cet appel pour réclamer des investissements durables et coordonnés.
Un fardeau de 25 millions $ pour le Grand Sudbury
Interrogée par Le Voyageur sur les coûts liés à l’itinérance, la Ville du Grand Sudbury indique que son budget 2026 prévoit un investissement d’environ 25 millions de dollars issus de l’impôt foncier.
De cette somme, 24,3 millions vont au logement communautaire et à la prévention, tandis que 600 000 dollars ciblent spécifiquement les programmes d’itinérance.
Cette enveloppe de 24,3 millions soutient l’administration de la liste d’attente centralisée, les programmes de supplément au loyer ainsi que 37 fournisseurs locaux (coopératives, organismes à but non lucratif et la Société de logement du Grand Sudbury).
Ensemble, ils gèrent un parc de 4 300 unités de logement abordable.
La municipalité précise toutefois que ce montant n’englobe pas la totalité des ressources disponibles, puisque de nombreux programmes sont subventionnés par les paliers de gouvernement supérieurs.
Quant aux conséquences économiques pour le centre-ville, l’administration municipale se dit incapable de quantifier les impacts précis de l’itinérance sur les commerces ou les clients.
Elle assure néanmoins poursuivre sa collaboration avec les partenaires communautaires et le milieu des affaires pour atténuer ces répercussions grâce à des initiatives de logement, de soutien et de sécurité.