le Vendredi 11 septembre 2026
le Vendredi 11 septembre 2026 12:00 Arts et culture

22 films francophones au programme de Cinéfest Sudbury 2026

Le  film québécois Au Revoir Pluton. 
 — Photo : Cinefest Sudbury International Film Festival
Le film québécois Au Revoir Pluton.
Photo : Cinefest Sudbury International Film Festival

Du 19 septembre jusqu’au 27 septembre 2026, les cinéphiles de la ville du Grand Sudbury et d’ailleurs pourront profiter de la 38e édition du Festival international du film Cinéfest Sudbury. Tous les films seront, cette année encore, projetés au SilverCity Sudbury Cinemas (Cineplex), situé au 355, rue Barrydowne. Les réceptions après les films gala auront lieu à différents endroits, selon l’horaire.

22 films francophones au programme de Cinéfest Sudbury 2026
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Le thème cette année «Pour penser, pour s’émouvoir» est représenté sur les affiches qu’on peut voir circuler dans les publicités pour la promotion du festival. Avec plus de 26 000 avides de cinéma qui ont assisté à la projection de films en tout genre en 2025, cette édition ne pourra que générer le même engouement. 

Comme le dit si bien son Directeur exécutif, M. Patrick O’Hearn, «notre programmation en 2026 reflète la diversité et l’immense créativité du cinéma contemporain avec des histoires qui divertissent, surpassent les attentes, inspirent le dialogue et proposent de nouvelles façons de voir le monde qui nous entoure».

Il a également mentionné que c’est un système unique en son genre pour un festival de films de projeter tout son répertoire dans une seule bâtisse, ce qui donne aux cinéphiles l’opportunité de voir jusqu’au-delà de 40 films durant toute la durée du festival, pas seulement pour les détenteurs de passeports, mais également pour les programmeurs de l’extérieur de la ville qui n’ont pas à se déplacer et qui peuvent profiter de l’occasion de voir un nombre massif de films en peu de temps.

D’après M. O’Hearn, la communauté francophone sera à nouveau bien servie avec 22 films où le français est la langue principale utilisée dans les films, qui représentent plus de 25% de la programmation totale, avec des films d’un peu partout, surtout du Québec, de la France et une présence notée de l’Afrique, avec, entre autres, le film né d’une collaboration entre le Tchad et la France, intitulé Soumsoum, la nuit des astres. «Les histoires que nous proposons vont rejoindre notre public avec des films qui créeront un enthousiasme auprès de la communauté francophone ici, à Sudbury», explique M. O’Hearn. 

Il a également mentionné que le film Coward (gala du lundi soir) sera sûrement apprécié par les cinéphiles francophones, un film en français et en hollandais, avec sous-titres en anglais. Un film qui fait beaucoup parler de lui est Histoires parallèles, avec parmi sa distribution Mme Isabelle Hupert.

L’an passé, un des films québécois en vedette, Amour apocalypse, avait reçu une étrange présentation de sa réalisatrice Anne Émond, quand elle s’était adressée au public strictement en anglais, sauf pour un «bonsoir», pour un film français sous-titré en anglais.  

Le tout a été à nouveau discuté avec M. O’Hearn et cette erreur de parcours semblerait ne pas avoir été intentionnelle, à savoir que le modérateur a donné des marches à suivre et des fois, parce que beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte, ça ne donne pas nécessairement toujours le résultat escompté. C’est à espérer que la situation ne se reproduise pas cette année. 

Quand on lui a demandé quels étaient ses coups d’cœur parmi tous les films pour cette édition de neuf jours du festival, il a mentionné sans hésitation que deux de ses films préférés sont sans équivoque Au Revoir Pluton, un film québécois, et L’affaire Bojarski, un film de France.

M. O’Hearn a également mentionné quelques autres films qui sont anticipés, tel que le film Run Terry Run, comme gala d’ouverture sur la vie de Terry Fox, avec des images inédites de son trajet rempli de défis, avec certains jours presque insurmontables. Un autre qui génère beaucoup d’intérêt est le gala du vendredi soir, soit I Play Rocky, au sujet des défis encourus par Sylvester Stallone pour que son film voit le jour. Les billets pour le gala du mardi soir, Fjord, se vendent très bien. Pour les avides de sport, Le rêve américain, inspiré d’une histoire vraie, sera convoité sans aucun doute où deux hommes de la France deviennent d’importants agents de joueurs de la NBA. Ceux qui connaissent les films de Louis Bélanger, tels que Gaz Bar Blues, vont apprécier 125, rue des Malaises. Après toutes ces énoncés, M. O’Hearn a rigolé en disant que les cinéphiles vont partir de cette semaine de films avec le commentaire «a heck of a week»!

Parmi les nouveautés cette année, M. O’Hearn a mentionné une plus grande collaboration de la part de Desjardins, un des plus importants commanditaires du festival. Ce nouveau projet audacieux s’intitule Desjardins after Dark où des films expérimentaux seront présentés plus tard en soirée, avec une diversité évidente, où un auditoire plus jeune est ciblé. Entre autres, toujours à l’appui, la fondation locale Burton Family Foundation commandite généreusement la série de films pour enfants encore cette année. Côté Gold commandite le cinéma autochtone.

Pour ce qui est de la hausse du coût des billets pour assister aux films à l’affiche, M. O’Hearn a mentionné qu’avant cette 38e édition, aucune augmentation n’avait été effectuée depuis 2019. Donc, «le Passeport de Cinéfest qui donne accès à  tous les films du festival présentés au SilverCity Sudbury Cinemas, y compris les films de galas et les réceptions qui les suivent», en plus de «toutes les activités publiques du Sommet du cinéma» est passé de 275 $ à 300 $. Le Passeport+, qui est passé de 400 $ à 425 $ comprend tout ce qui est mentionné ci-dessus, en plus de donner accès à «la roulotte Hospitalité à côté de SilverCity Sudbury Cinemas (goûters et breuvages gratuits offerts à chaque jour durant le festival)».

Pour ce qui est de l’entrée générale, pour tous les films qui ne sont pas des présentations «galas», les billets sont disponibles en livrets de quatre billets pour 52 $ (50 $ en 2025) ou en livrets de dix billets pour 105 $ (100 $ en 2025). Pour les cinéphiles qui ne sont que de passage dans la région au moment du festival, ou pour ceux et celles qui peuvent juste voir un ou deux films, ils/elles peuvent se procurer des billets individuels au coût de 15 $ chacun. Les billets pour les films galas qui en plus donnent accès à la réception après le film sont disponibles à 22 $ chacun. On peut se procurer des billets ainsi que la description et l’horaire de tous les films, soit aux bureaux de Cinéfest, situés au 40, rue Larch, unité 103, en ligne à cinefest.com, au dépanneur Lockerby Confectionery, situé 1513, rue Paris ou encore sur place à SilverCity Sudbury Cinemas lors du festival, une heure avant la projection des premiers films de la journée.