«L’initiative est née d’une collaboration entre Transit et les Services paramédicaux, dans le cadre de l’engagement continu de la Ville envers la sécurité publique», explique-t-il dans un entretien avec Le Voyageur.
Le projet vise notamment à «augmenter le nombre de défibrillateurs accessibles au public», à «mieux cibler les premiers répondants» et à «sensibiliser la population à leur utilisation lors d’un arrêt cardiaque».
La Ville disposait déjà d’un réseau de DEA accessibles au public dans ses installations municipales et certains espaces publics. Elle offre également un programme de prêt de défibrillateurs. L’ajout de ces appareils dans les autobus de GOVA a été retenu comme «une nouvelle façon d’étendre cet accès à l’ensemble de la communauté».
Pour la municipalité, les autobus représentent ainsi un réseau supplémentaire permettant de rapprocher les appareils des personnes qui pourraient en avoir besoin. «Les DEA ne sont pas réservés aux conducteurs ou aux employés municipaux : leur présence dans les véhicules vise à permettre une intervention par les personnes présentes au moment où une urgence survient», souligne Brendan Adair.
Lors du lancement de l’initiative, le mardi 8 septembre, le maire Paul Lefebvre a souligné l’importance de pouvoir compter sur un défibrillateur à proximité lorsqu’une urgence cardiaque survient.
«Un arrêt cardiaque soudain peut survenir à tout moment, et la présence d’un DAE à proximité peut faire toute la différence», a-t-il soutenu.
«Grâce à la présence de ces appareils qui sauvent des vies, l’aide sera toujours accessible partout où circulent nos autobus», a affirmé le maire.
Bien que la Ville ait présenté le projet comme une première en Amérique du Nord pour un réseau de transport en commun équipant l’ensemble de son parc d’autobus, aucun modèle particulier provenant d’une autre région du monde n’a visiblement inspiré directement Sudbury.
«Il n’y avait aucune référence à un autre pays ou à une autre région», précise Brendan Adair. L’initiative s’inscrit plutôt dans les démarches déjà entreprises par la municipalité en matière d’accès public aux défibrillateurs.
Selon les informations fournies au Voyageur par le directeur des services de transport en commun, le projet faisait partie du budget d’immobilisations 2024-2027 de la Ville. Son financement a commencé en 2024 et son budget total s’élève à 336 102 $.
«Le conseil municipal a approuvé l’achat des équipements sans appel d’offres concurrentiel le 10 février 2025. L’acquisition des DEA et du matériel connexe s’est ensuite déroulée entre 2025 et 2026», a-t-il fait savoir.
La Ville a travaillé avec ZOLL Canada et AED4Life pour l’achat, le déploiement et la formation liés aux appareils. Elle souhaitait notamment «assurer une certaine cohérence avec les équipements déjà utilisés par les services d’incendie et les services paramédicaux».
Le déploiement ne s’est donc pas limité à l’installation des appareils dans les autobus. Il comprend également «la formation et les mesures nécessaires pour assurer leur disponibilité et leur bon fonctionnement une fois en service».
Les conducteurs des 63 autobus recevront une formation sur leur utilisation, de même que les appareils pourront être utilisés par les passagers, les passants ou les intervenants d’urgence, suivant les instructions contenues dans les appareils en question.
Ce modèle fournit, en effet, «des directives vocales et visuelles pour guider l’utilisateur pendant une réanimation cardiorespiratoire et, lorsque nécessaire, l’administration d’un choc électrique».
L’objectif est donc de «permettre une intervention même lorsqu’aucune personne formée à l’utilisation d’un DEA ne se trouve immédiatement à bord», rassure le département des transports de la Ville, ajoutant que «le fonctionnement guidé de l’appareil accompagne l’utilisateur au moment où il intervient».
Cependant, Brendan Adair a tenu à préciser que «les conducteurs continueront par ailleurs à communiquer avec les Services paramédicaux lorsqu’un problème médical grave survient à bord d’un autobus», et que «le DEA vient donc s’ajouter à la chaîne d’intervention, plutôt que de remplacer l’appel aux services d’urgence».
Aussi que «les appareils seront suivis par GPS et feront l’objet d’inspections et d’entretiens réguliers afin de vérifier leur état de fonctionnement».
Le maire Lefebvre a également insisté sur le fait que l’utilisation des appareils ne repose pas nécessairement sur une formation préalable, remerciant au passage les fournisseurs de cette technologie, AED4Life et ZOLL Canada : «Votre technologie, qui aide n’importe qui à pratiquer une RCP de haute qualité et à administrer un choc grâce à des instructions audio et visuelles en temps réel, est vraiment incroyable, car elle ne nécessite aucune formation préalable pour aider à sauver une vie en cas d’urgence médicale à bord».
À la question de savoir si ces appareils offrent une utilisation bilingue, Brendan Adair a répondu que «les DEA eux-mêmes diffusent leurs instructions vocales en anglais», mais qu’en revanche, «sur le site Web de la Ville, la vidéo explicative ainsi que les graphiques et les messages associés au programme sont offerts en français».