le Samedi 3 octobre 2026
le Samedi 3 octobre 2026 14:49 Francophonie

Familles, culture et bien-être au cœur du French Fest 2026

Les festivaliers ont assisté au concert des musiciens.  — Photos : L.V
Les festivaliers ont assisté au concert des musiciens.
Photos : L.V

Le parc Mémorial au centre-ville de Sudbury a vibré, samedi 26 juillet, au rythme du French Fest. Sous une météo radieuse, une vingtaine de kiosques et une dizaine de marchands locaux ont animé la pelouse pour offrir une journée mémorable aux résidents.

Familles, culture et bien-être au cœur du French Fest 2026
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Stéphane Gauthier, directeur du Carrefour francophone.

Dès la matinée, l’enthousiasme était palpable du côté des organisateurs. «C’est une excellente configuration, nous sommes vraiment ravis», s’est réjoui Stéphane Gauthier, directeur général et culturel du Carrefour francophone de Sudbury. «Le site est aéré, il y a des zones d’ombre et de soleil, et le beau temps est avec nous. Avec notre scène pour les musiciens, tout est en place pour que l’on soit bien», a-t-il lancé.

Le succès s’est également traduit dans les chiffres. Alors que l’édition précédente avait attiré 800 personnes, l’organisation estime avoir franchi la barre des 1 000 participants cette année. «Nous comptons de nombreux partenaires sur place et l’offre d’activités pour les familles est particulièrement riche», a ajouté M. Gauthier. 

Les visiteurs ont pu découvrir les services en français disponibles dans la région. Ils ont aussi assisté aux différentes activités de loisirs de hockey et de soccer. Les centres de la petite enfance du Triangle Magique étaient aussi de la partie, tout comme divers jeux qui ont fait le bonheur des plus jeunes.

Esther Waymouth (à droite).

Guérir par le jeu : la santé mentale à l’honneur

Parmi les exposants, le stand de l’organisme Healing Hearts Play Therapy (Guérison du cœur et thérapie du jeu) a attiré l’attention. La travailleuse sociale et thérapeute Esther Waymouth y conseillait les parents sur les bienfaits de la thérapie par le jeu et l’art créatif.

Selon elle, cette approche permet aux enfants de verbaliser leurs émotions et de développer des mécanismes d’adaptation sains bien plus facilement que par la parole. «Souvent, les enfants dessinent ce qu’ils ressentent intérieurement», explique-t-elle. 

L’organisme ne s’adresse pas qu’aux petits : il propose aussi des services de counseling pour adultes afin de réduire le stress et l’anxiété, en s’appuyant sur des techniques de régulation du système nerveux pour surmonter les traumatismes.

Marcelle Melan, résidente de Sudbury.

Le French Fest comme vecteur d’intégration

Pour les nouveaux arrivants, le festival représente une vitrine culturelle essentielle. Marcelle Melan, résidente du Grand Sudbury depuis 2019 et présidente de l’Association des Ivoiriens du Grand Sudbury (AGS), participait à l’événement pour vendre des vêtements africains faits à la main.

À ses yeux, le French Fest permet de mettre en valeur la diversité de la communauté sudburoise. «En tant qu’immigrante, je pense que ce genre d’événement est salutaire. Cela pousse les nouveaux arrivants à sortir de leur zone de confort, à briser l’isolement et à voir d’autres visages que ceux des supermarchés», confie-t-elle. 

Elle compare d’ailleurs ces échanges à une véritable thérapie contre la solitude : «Ici, la diversité des rencontres permet de réseauter et de s’ouvrir aux autres», raconte-t-elle.

Au-delà des contacts humains, le festival offrait un voyage sensoriel avec ses stands de bijoux, de sacs artisanaux et ses effluves de grillades africaines. Pour Mme Melan, retrouver ces repères est crucial pour les personnes déracinées.

«Quand on émigre, on laisse toute une culture et un bagage derrière soi. Revoir ici des objets ou des vêtements que l’on avait l’habitude de côtoyer dans notre pays d’origine fait un bien immense. On veut s’intégrer, mais sans pour autant renier nos racines», souligne-t-elle. 

En guise de conclusion, elle lance un appel chaleureux à tous les résidents : «Ces festivals sont organisés pour notre propre bien-être. Il ne faut pas rester chez soi. Il faut sortir, découvrir et partager des moments de joie avec les autres. Ça fait un bien fou».