Addison Bond, élève de l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord, allume un lampion.
La messe débutera à 16 h 30. Elle sera suivie d’un souper aux odeurs très canadiennes-françaises, avec un menu comprenant tourtières et fèves au lard. Les élèves des deux écoles catholiques francophones — l’École Saint-Joseph et l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord — seront invités à participer à la célébration.
Avant même de penser à un souper, le comité paroissial s’est offert un cadeau en octobre : une nouvelle affiche. Elle est plus visible et permet d’afficher les évènements.
Pour une des membres du comité paroissiales, Suzanne Kearns, l’église située au cœur de la communauté reste vitale. «C’est un lieu de rassemblement très important pour un groupe qui essaie de maintenir sa langue, sa culture.»
Des moments difficiles
Mme Kearns espère que les paroissiens se présenteront en grand nombre à la célébration. Comme ailleurs, de moins en moins de gens viennent aux messes à l’église Ste-Famille. Elle a vu le déclin commencer il y a environ 30 ans, quand le diocèse a réduit l’horaire des messes à une seule par semaine, le samedi soir.
L’intérieur de l’église Ste-Famille.
«C’était de valeur, parce que nous avons déjà eu trois messes par semaine. La messe du samedi soir est en compétition avec l’équipe de hockey des Beavers et tous les évènements sociaux qui se passent», raconte-t-elle.
Suzanne Kearns souligne qu’après la réduction du nombre de messes, la paroisse a pu rester en bonne santé de la paroisse pendant 25 ans grâce à sœur Bernadette Paquette, une Fille de la Sagesse qui en a été l’administratrice pendant une période où le prêtre qui desservait la paroisse faisait la navette entre Elliot Lake et Blind River.
Les Filles de la Sagesse sont arrivées à Blind River en 1908. On leur avait donné la double mission d’enseigner aux enfants de la nouvelle école bilingue et d’aider la paroisse.
Les religieuses ont quitté en 2017. À ce moment-là, elles n’étaient pas certaines qu’il y aurait une relève pour s’occuper de la paroisse Ste-Famille. La fusion avec la paroisse anglophone St. James a été suggérée, mais rejetée par les paroissiens.
«Un groupe de paroissiens a dit : “On veut au moins essayer d’assurer la relève”», raconte Suzanne Kearns.
Mme Kearns a commencé à enseigner à l’école secondaire francophone de Blind River quand elle partageait encore un édifice avec l’école anglophone. Elle et d’autres connaissaient les effets d’un partage des locaux avec les anglophones. «Ça marchait. Mais on savait aussi c’était quoi les difficultés et les tensions. On s’est dit qu’on ne voulait pas s’embarquer dans quelque chose comme ça avec notre paroisse.»
Ce n’est pas le chemin le plus facile. Les paroissiens sont peu nombreux à s’engager. Mais le comité tient encore bon. La paroisse a un petit revenu en louant l’ancien presbytère à l’hôpital comme résidence pour des médecins et des infirmières de passage.
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