le Jeudi 4 juin 2026
le Lundi 4 Décembre 2023 17:33 Francophonie

Une «Famille» unie depuis 125 ans

Une partie du groupe responsable de la paroisse et de la célébration autour de la nouvelle affiche devant l’église Ste-Famille. Nicole Meritt, le directeur de l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord Hassan Azzi, la directrice de l’École Saint-Joseph Julie Chenard Azzi, Diane Bray, le curé Clarence Dinesh Narendra et Suzanne Kearns. Absents : Guy Chénard, Shirley Lemieux et Marguerite Déquanne.  — Photo : Julien Cayouette
Une partie du groupe responsable de la paroisse et de la célébration autour de la nouvelle affiche devant l’église Ste-Famille. Nicole Meritt, le directeur de l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord Hassan Azzi, la directrice de l’École Saint-Joseph Julie Chenard Azzi, Diane Bray, le curé Clarence Dinesh Narendra et Suzanne Kearns. Absents : Guy Chénard, Shirley Lemieux et Marguerite Déquanne.
Photo : Julien Cayouette

Blind River — La paroisse francophone Ste-Famille de Blind River fête ses 125 ans de fondation cette année. Une messe et un souper auront lieu le dimanche 17 décembre pour célébrer l’âge vénérable de la paroisse.

Une «Famille» unie depuis 125 ans
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Addison Bond, élève de l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord, allume un lampion.

Photo : Courtoisie

La messe débutera à 16 h 30. Elle sera suivie d’un souper aux odeurs très canadiennes-françaises, avec un menu comprenant tourtières et fèves au lard. Les élèves des deux écoles catholiques francophones — l’École Saint-Joseph et l’École secondaire catholique Jeunesse-Nord — seront invités à participer à la célébration. 

Avant même de penser à un souper, le comité paroissial s’est offert un cadeau en octobre : une nouvelle affiche. Elle est plus visible et permet d’afficher les évènements. 

Pour une des membres du comité paroissiales, Suzanne Kearns, l’église située au cœur de la communauté reste vitale. «C’est un lieu de rassemblement très important pour un groupe qui essaie de maintenir sa langue, sa culture.»

Des moments difficiles

Mme Kearns espère que les paroissiens se présenteront en grand nombre à la célébration. Comme ailleurs, de moins en moins de gens viennent aux messes à l’église Ste-Famille. Elle a vu le déclin commencer il y a environ 30 ans, quand le diocèse a réduit l’horaire des messes à une seule par semaine, le samedi soir.

L’intérieur de l’église Ste-Famille.

Photo : Julien Cayouette

«C’était de valeur, parce que nous avons déjà eu trois messes par semaine. La messe du samedi soir est en compétition avec l’équipe de hockey des Beavers et tous les évènements sociaux qui se passent», raconte-t-elle. 

Suzanne Kearns souligne qu’après la réduction du nombre de messes, la paroisse a pu rester en bonne santé de la paroisse pendant 25 ans grâce à sœur Bernadette Paquette, une Fille de la Sagesse qui en a été l’administratrice pendant une période où le prêtre qui desservait la paroisse faisait la navette entre Elliot Lake et Blind River.

Les Filles de la Sagesse sont arrivées à Blind River en 1908. On leur avait donné la double mission d’enseigner aux enfants de la nouvelle école bilingue et d’aider la paroisse.

Les religieuses ont quitté en 2017. À ce moment-là, elles n’étaient pas certaines qu’il y aurait une relève pour s’occuper de la paroisse Ste-Famille. La fusion avec la paroisse anglophone St. James a été suggérée, mais rejetée par les paroissiens.

«Un groupe de paroissiens a dit : “On veut au moins essayer d’assurer la relève”», raconte Suzanne Kearns. 

Mme Kearns a commencé à enseigner à l’école secondaire francophone de Blind River quand elle partageait encore un édifice avec l’école anglophone. Elle et d’autres connaissaient les effets d’un partage des locaux avec les anglophones. «Ça marchait. Mais on savait aussi c’était quoi les difficultés et les tensions. On s’est dit qu’on ne voulait pas s’embarquer dans quelque chose comme ça avec notre paroisse.»

Ce n’est pas le chemin le plus facile. Les paroissiens sont peu nombreux à s’engager. Mais le comité tient encore bon. La paroisse a un petit revenu en louant l’ancien presbytère à l’hôpital comme résidence pour des médecins et des infirmières de passage.

Une version plus longue de ce texte est disponible dans Le Voyageur du 29 novembre. Pour ne rien manquer, abonnez-vous.