le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 27 mars 2024 13:00 Francophonie

L’ACFO souligne la Journée internationale de la francophonie

Un petit cercle de discussion autour de la francophonie — Photo : Mehdi Mehenni
Un petit cercle de discussion autour de la francophonie
Photo : Mehdi Mehenni

Grand Sudbury — L'Association canadienne-française de l'Ontario du grand Sudbury a souligné, le 20 mars dernier, la Journée internationale de la francophonie, lors d’une cérémonie organisée à l’Université de Sudbury.

L’ACFO souligne la Journée internationale de la francophonie
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Des invités et des représentants de différents organismes communautaires ont pu assister à une conférence intitulée Développer l’insécurité linguistique malgré l’insécurité, présentée par Chantal Mayer-Crittenden, professeure agrégée à l’École d’orthophonie de l’Université Laurentienne. 

Pour la directrice générale de l’ ACFO du grand Sudbury, Joanne Gervais, «c’est toujours important de célébrer et de se donner la chance de célébrer» sa francophonie. 

«Ce n’est pas la majorité qui va nous donner ces opportunités-là. Ce n’est pas la majorité qui va nous taper sur le dos et nous féliciter. Puis quoi de mieux que de le faire dans une institution qui se bat corps et âme pour la francophonie», souligne-t-elle. 

Joanne Gervais admet le fait que la francophonie ontarienne se trouve dans un contexte où il y a beaucoup de défis qui remontent à la surface, avec des remises en cause de l’identité franco-ontarienne, comme c’est le cas à Greenstone où la municipalité a pris la décision de retirer au drapeau franco-ontarien son statut permanent.   

«Avec tout ce qui se passe actuellement, on se rend compte finalement qu’il ne faut rien prendre pour acquis et qu’il n’y a pas d’immunité définitive. Il faut être constant. Il faut être là pour revendiquer, vérifier, toujours en train d’être le chien de garde. J’encourage les gens à ne pas hésiter à déposer des plaintes pour leurs droits et leurs services en français. Si on veut défendre nos droits, si on veut s’assurer de garder nos acquis, il faut se faire entendre», lance-t-elle. (M.M)