Le mémoire se penchera également sur la nécessité que la ville améliore ses communications avec la population de langue française de Temiskaming Shores qui constitue près de 30 % de la population totale.
Les thèmes du mémoire – une meilleure reconnaissance du fait français et une meilleure communication avec les francophones – ont été soulevés lors d’une rencontre organisée par l’ACFO au début mai, qui regroupait 46 représentants et représentantes de la communauté de langue française de la municipalité.
«La rencontre a été très positive, a déclaré au Voyageur la présidente de l’ACFO, Annik Boucher. Les participants et les participantes – qui comprenaient le maire Jeff Leferrière – ont vraiment aimé le format».
Cette rencontre a été organisée à la lumière d’un document préparé par une firme embauchée par le conseil municipal qui recommandait que la ville revoie ses politiques quant à cinq priorités. «La troisième priorité, c’était de revoir comment elle communique avec les francophones, les anglophones et les Autochtones», a souligné Marc Dumont, l’un des organisateurs de la rencontre du 8 mai.
C’était la première fois qu’un conseil municipal démontrait une telle ouverture à l’égard des francophones. Toutefois, il ne savait pas par où commencer, afin d’ouvrir cette porte. «C’est alors que l’ACFO a mobilisé la communauté pour tenter de répondre, entre autres, à cette ouverture, a affirmé la présidente de l’Association. En tout, la rencontre a réuni les francophones, le maire, la directrice générale de la municipalité, Sandra Lee, et quelques conseillers parmi les cinq qui constituent, avec le maire, le conseil municipal de la ville».
Les premiers thèmes
L’ACFO a organisé quatre tables rondes pour discuter des thèmes suivants. Premièrement, elle a demandé aux participantes et aux participants de faire le bilan de ce qu’ont présentement les francophones au niveau des services que leur offre la municipalité. La deuxième table ronde s’est penchée sur ce que ces francophones aimeraient avoir dans un monde idéal où l’argent n’est pas un problème. Ensuite, il s’agissait d’identifier les obstacles qui empêcheraient ce monde idéal de se réaliser. Et enfin, il fallait énumérer ce qui pouvait vraiment être fait.
Les consultation du 8 mai 2025.
À la suite de cette rencontre, un sous-comité composé de six membres a été constitué dans le but de rédiger le mémoire qui sera présenté au conseil municipal. «Mais avant de préparer et de présenter ce mémoire, nous voulons avoir une rencontre avec le maire pour recueillir ses impressions, a poursuivi Mme Boucher. On veut vraiment s’asseoir en compagnie du maire dans un premier temps et ensuite le sous-comité va se réunir pour la rédaction».
Selon la présidente de l’Association, les membres du sous-comité voient déjà des thèmes qui ressortent de cette rencontre du début de mai, soit la reconnaissance des francophones et la question de la communication. «On pourrait commencer, par exemple, par les affiches des noms de rues, a dit la présidente. Pourquoi on ne pourrait pas avoir ‘’Rue Elm St’’ au lieu de juste ‘’Elm St’’ ? On aimerait avoir des formulaires de la ville en français, ainsi que des gens à l’hôtel-de-ville qui peuvent nous accueillir en français et qui peuvent offrir des services en français. La municipalité embauche présentement des francophones au sein de son personnel, mais c’est au niveau de l’accueil et des services que ce personnel n’est pas bilingue».
L’importance de reconnaître l’ACFO
Selon Marc Dumont, enseignant à la retraite, «l’hôtel-de-ville, c’est une espèce de château-fort anglophone et on ressent que les francophones, ce n’est pas une réalité. Ce qu’on demande, c’est que cette réalité, cette présence des francophones dans la municipalité se reflète dans le quotidien de l’hôtel-de-ville et que la municipalité indique que c’est vers là qu’elle veut aller».
Pour sa part, la présidente désire que la municipalité reconnaisse l’importance de l’ACFO dans la communauté, que c’est l’Association qui est là pour les francophones. «On est vraiment important dans notre communauté», a-t-elle dit.
La présidente de l’Artem, le Centre culturel francophone de Temiskaming Shores, Réjeanne Massie, a corroboré les dires d’Annik Boucher. «On a identifié les difficultés, les besoins au niveau de la communication, la reconnaissance des francophones et les services que la municipalité pourrait offrir. Ce sont les grands thèmes qui sont sortis de cette rencontre».