le Jeudi 4 juin 2026
le Mercredi 4 mars 2026 16:00 La Voyageuse

Pauline Rochefort, le leadership dans l’ADN !

Pauline Rochefort. — Photo : Archives
Pauline Rochefort.
Photo : Archives

Le parcours de vie remarquable de l’actuelle députée libérale au parlement d’Ottawa, pour la circonscription Nipissing-Timiskaming, est une voie rapide en leadership. Très tôt, elle a su se créer un univers riche en apprentissages et en expériences.

Pauline Rochefort, le leadership dans l’ADN !
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Parcours scolaire

 

Enfant, elle s’est retrouvée au lac Nosbonsing et a fréquenté l’école primaire St-Thomas d’Aquin à Astorville, dans East Ferris. Elle est présidente des élèves! Au secondaire, à l’école secondaire Algonquin de North Bay, Pauline Rochefort est encore présidente des élèves : «J’ai été la première fille présidente et c’est important pour moi». À l’Université Laurentienne, Pauline Rochefort se fait aussi élire comme présidente de l’Université de Sudbury.

 

Pour Pauline Rochefort, rien de surprenant : «C’est familial, mon oncle Paul a été quarante ans maire d’East Ferris. Chez nous, c’était important de travailler pour le bien de la communauté». Lorsqu’elle vivait à Ottawa, elle est même devenue membre du conseil d’administration de l’Université d’Ottawa, à titre de représentante de l’Université St-Paul.

 

Les débuts du parcours professionnel

 

Après l’obtention de son baccalauréat , Pauline Rochefort se voit offrir plusieurs emplois. Jean-Jacques Blais, alors ministre au fédéral, veut qu’elle vienne travailler avec lui. Le bureau qui gère le programme d’emploi d’été la voudrait aussi. Finalement, ce sont les Autochtones du Nord de l’Ontario du traité no.9 qui l’embaucheront pour faire du développement économique. Une occasion hors pair pour apprendre, mais, il fallait beaucoup voyager.

 

Une occasion se présente à la Banque de développement du Canada : «C’est une bonne organisation qui offre tout un éventail de possibilités d’avancement». Pauline déménage alors avec son conjoint à Timmins. Elle donne de la formation aux futurs entrepreneurs : des présentations, des ateliers et des cours. Puis elle est mutée par la banque à Sudbury. Viendra Montréal, où Pauline assumera le poste de directrice. À un moment, elle sera nommée au cabinet du président. On l’affecte aussi au capital de risque. 

 

Du secteur des finances à celui du bois 

 

Après vingt-cinq ans, Pauline Rochefort laisse la banque, déménage à Ottawa et passe au Conseil canadien du bois. Elle fait de la négociation sur une entente de libre-échange avec les États-Unis. Avec ses nouvelles responsabilités, elle a l’occasion de participer, entre autres, à des comités sur le Code de construction, le Conseil canadien des normes de sécurité en construction et l’Association des entrepreneurs en construction. «Le passage au Conseil canadien du bois a été une occasion extraordinaire d’acquérir des connaissances, de passer à un tout autre univers. J’aurais dû laisser la banque plus tôt», commente la députée.

 

Est venu le temps de la retraite et Pauline Rochefort retourne à Astorville où elle et son conjoint reprennent la maison familiale et prennent soin des parents. «À cette époque, j’avais l’intention de terminer un doctorat en développement économique». Elle met sur pied le Centre d’innovation de la biomasse, enseigne à l’université, décide d’entrer en politique municipale à East Ferris et abandonne l’idée du doctorat. 

 

La politique 

 

«Dans ma famille, la politique est très présente. J’avais ça dans le sang. C’était le temps de changer», explique Pauline Rochefort. «La politique municipale, c’est fort enrichissant; il y a tellement de dossiers…» Après un mandat comme conseillère, Pauline devient mairesse de East Ferris. «Quelle occasion de croissance personnelle! Tu te rends compte de l’impact que tu as sur ton milieu. Tu as un contact plus direct avec ce que tu réalises.»

 

La décision de se présenter comme députée remonte au temps de Paul Martin, alors premier ministre. «On m’avait sollicité, j’avais refusé, mais cela avait semé une graine dans mon esprit.» Mais, quand Antony Rota a annoncé son retrait de la politique : «Le contexte était différent. Je n’acceptais pas de me faire dire que le pays était brisé et toutes ces désinformations de la droite. Ça me fâchait! Ma famille m’encourageait. Puis, je n’ai pas aimé ce que le parti conservateur a fait à cette femme qui avait été dûment choisie comme candidate locale», révèle Pauline Rochefort. «Ma décision de me présenter a été prise avant de savoir que Mark Carney annonce son intention de devenir chef des Libéraux.»

 

C’est ainsi que Pauline Rochefort est devenue la première femme et la première Franco-Ontarienne à représenter la circonscription Nipissing-Timiskaming à la Chambre des communes du Canada. 

 

«J’appuie la vision de Mark Carney de voir plus à l’économie et à la souveraineté du Canada, pour un pays fort», aime à dire Pauline Rochefort. «Et je n’aime pas les gens qui cherchent toujours à trouver des pépins au lieu d’identifier de meilleures solutions, ce qu’on peut faire. Le positif engendre le positif : c’est de cette équation que je veux faire partie. Voir le verre à demi-plein au lieu du verre à demi vide. Essayer de trouver des solutions!»

 

C’est cela la devise d’une femme qui semble avoir le leadership dans l’ADN.