le Samedi 18 juillet 2026
le Jeudi 5 février 2026 16:00 Chroniques et blogues

Les chroniques de l’Acfas-Nouvel-Ontario : 35 ans de découvertes

Michèle Minor-Corriveau. — Photo : Courtoisie
Michèle Minor-Corriveau.
Photo : Courtoisie
Les chroniques de l’Acfas-Nouvel-Ontario : 35 ans de découvertes
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Qui suis-je? 

Orthophoniste, professeure agrégée à l’École d’orthophonie de l’Université Laurentienne, et Franco-Ontarienne du Nord, j’habite Azilda avec mon époux et mes fils, les hommes de ma vie. J’ai également un attachement profond pour les communautés de Chelmsford et de Noëlville, qui ont façonné mon enfance et mon adolescence.

Mes travaux de recherche s’inscrivent dans le champ de la littératie, avec un intérêt particulier pour la mesure du rendement des élèves scolarisés en français, en contexte linguistique minoritaire. Je m’intéresse aux enjeux liés à l’absence ou au «mésalignement» des normes d’évaluation, qui peuvent contribuer à des situations d’échec scolaire et masquer le potentiel réel et les compétences véritables des élèves. Le partage libre et démocratique des connaissances a inspiré toute une bibliothèque de ressources, accessibles à toutes et tous, publiées aux Éditions AlphaGraphe (www.alphagraphe.com).  

Que vais-je présenter lors de la JSS33?

Cette année, j’ai le privilège d’accompagner trois étudiantes inscrites à tous les cycles universitaires — baccalauréat, maitrise et doctorat — dont les travaux s’inscrivent dans des programmes de recherche plus larges, et portant sur le développement des habiletés langagières orales et écrites. Chacune de ces étudiantes explore un objet de recherche ciblé, contribuant à une réflexion commune, et favorisant le développement des habiletés de communication des élèves scolarisés en français, en contexte linguistique minoritaire. La communication est envisagée comme un processus développemental, pédagogique et évaluatif, fortement influencé par les contextes linguistiques, culturels et institutionnels qui les façonnent.

Les communications présentées, issues de membres de mon équipe de recherche, offrent une perspective transversale sur les enjeux liés à l’apprentissage, à l’enseignement et à l’évaluation du rendement en contexte scolaire.

La première thématique, «Jouer pour oser parler : développer les compétences orales et écrites pour favoriser la sécurité linguistique», présentée par Page Pedneault (BScS, orthophonie), s’intéresse à l’importance de la modélisation semi-structurée comme levier pédagogique pour soutenir le développement des compétences orales et écrites chez les jeunes élèves. S’exercer à transformer des phrases au quotidien, par l’entremise d’exercices brefs mais fréquents, favorise la sécurité linguistique de tout élève, condition essentielle à l’engagement et à la prise de risque langagière.

Dans un deuxième temps, Isabelle Lancup, (MScS, orthophonie) propose un regard critique sur l’utilisation des alphabets mnémoniques en enseignement de la littératie avec sa communication intitulée «Quand les images ne parlent pas : l’efficacité et les limites des alphabets mnémoniques dans l’enseignement de la littératie». En examinant leur efficacité et leurs limites, cette présentation questionne les conditions dans lesquelles ces outils soutiennent réellement l’apprentissage des correspondances grapho-phonémiques, notamment chez des élèves aux profils linguistiques variés.

Enfin, la troisième thématique, «Des normes qui ne racontent pas toute l’histoire : biais et silences en évaluation scolaire», abordée par Meriem El Attar (doctorante, PhD sciences humaines), expose les biais et les angles morts associés à l’utilisation de normes d’évaluation non représentatives des populations évaluées, ainsi que leurs répercussions sur l’interprétation du rendement scolaire et les décisions pédagogiques qui s’ensuivent.

L’ensemble de ces exposés illustre le besoin et l’importance d’intégrer des pratiques d’enseignement et d’évaluation qui sont appuyées par la recherche. En effet, ces pratiques doivent être en cohérence avec le contexte dans lequel évolue l’élève, et ce, de l’intervention en classe jusqu’à l’évaluation des apprentissages.

 

Responsable de la chronique : Isabelle Carignan, Ph.D., professeure associée, 

Université de Sudbury et Université Laurentienne; professeure titulaire 

(Université TÉLUQ).

Coresponsable : Joline Guitard, Ph.D., professeure adjointe, Université 

Laurentienne. 

Au cours des prochaines semaines, des extraits de ce qui vous attend le 5 

mars prochain, lors de la 33e Journée des sciences et savoirs, seront partagés 

sous la forme de chroniques dans le journal Le Voyageur afin de piquer votre 

curiosité!

L’Acfas-Nouvel-Ontario (anciennement connue sous le nom de l’Acfas-Sudbury) permet de faire avancer les savoirs depuis 35 ans! 

Pour plus de renseignements, écrivez-nous à acfasnouvelontario@gmail.

com. N’hésitez pas à consulter notre site Web (www.acfas-nouvel-ontario.com), et à suivre nos pages Facebook, Instagram et LinkedIn.

La 33e Journée des sciences et savoirs (JSS33) aura lieu le jeudi 5 mars 

2026 de façon hybride, c’est-à-dire en mode présentiel (à la salle du Centre 

d’apprentissage exécutif située au 3e étage de l’édifice Fraser sur le campus de l’Université Laurentienne, FA-386) et en mode virtuel (via Zoom). 

La JSS a été victime de son succès! Une journée en ligne sera également organisée le 4 mars 2026. Détails à venir!