Jeune Champion est un comité de santé mentale dans le Conseil Scolaire Catholique des Grandes Rivières (CSCDGR). Aujourd’hui, on fait un entretien avec Madame Jessica Larose, la coordonnatrice des initiatives en santé mentale, pour l’interroger sur ce qu’elle fait, ainsi que sur la santé mentale et physique des jeunes adolescents dans les écoles secondaires.
Elianah Howey : Qu’est-ce qui vous a motivé à commencer à travailler dans la santé mentale?
Jessica Larose : Quand j’étais à l’école, je voulais travailler comme enseignante d’anglais. Mais rendue à mon stage, j’avais des élèves qui venaient me parler de santé mentale. C’était à l’époque où il y avait des suicides dans les écoles. J’étais juste comme : mes élèves me parlent, je suis donc bonne à ça. J’ai changé de cours, et j’aime vraiment ce que je fais maintenant.
E.H : Est-ce que vous pensez que c’est important pour les adolescents d’avoir des connaissances sur les différents problèmes de santé mentale? Si oui, pourquoi?
J.L : Je pense qu’il est important qu’ils en connaissent les signes. Il y a beaucoup de personnes qui pensent qu’ils ne peuvent pas avoir d’ émotions. Alors juste le fait d’en être conscient et de pouvoir aider les autres, c’est gros aussi.
E.H : Est-ce que vous pensez que le langage que les élèves entre la 7e et la 10e année peuvent utiliser a un impact négatif sur leur santé mentale?
J.L : Je pense que ça dépend comment ils utilisent ce langage pour maudire. Si c’est pour s’en prendre aux autres, ça peut faire mal absolument. Mais si tu utilises des gros mots comme blague, ça dépend de la personne, du contexte et du ton.
E.H : Est-ce que vous pensez que les commentaires négatifs peuvent avoir un impact négatif sur les personnes?
J.L : À partir du moment que c’est un commentaire négatif, et même si c’est juste une blague entre ami.e.s et qu’on pense que ça peut être amusant, ça fait mal.
E.H : Avez-vous vécu une situation où vous avez subi des pressions de la part de vos pairs pour faire quelque chose?
J.L : Moi, je pense que c’était que je voulais tout savoir, j’ai fait donc des trucs pour savoir comment c’était. Je pense aussi que c’est important de le faire pour l’expérience. Et je pense que j’avais plus de pression en 7 et 8, mais en secondaire, c’était plus l’aspect de mon poids.
E.H : Si les écoles ont un Jeunes Champion ou d’autres comité de santé mentale, qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour attirer l’attention des élèves pour les représenter?
J.L : Je pense qu’il faut que tous les élèves s’impliquent, parlent avec de plus petits groupes de jeunes qui s’intéressent à ça, et de présenter ce que vous faites dans les classes. Moi, j’ai toujours dit si tu aides une personne dans ta journée, tu as fait ta job. Essayer juste d’être gentil, c’est assez.
E.H : Si les élèves non pas de Jeunes Champion ou de clubs de santé mentale dans leurs écoles, comment peuvent-ils faire autrement?
J.L : Il y a d’autres organization, comme jack.org. Nous, en Ontario, c‘est Jeune Champion.
E.H : Quelle stratégie de relaxation préférez-vous?
J.L : Personnellement, j’aime marcher, faire à manger, faire du yoga, écouter de la musique, mais ça dépend toujours de la personne.
E.H : Avez-vous quelque chose à ajouter?
J.L : Non. je ne pense pas. Mais c’est bien les gens comme vous qui s’impliquent.
E.H : D’accord! Merci beaucoup pour votre temps!
J.L : Merci de m’avoir interviewé!
Si vous avez des questions sur la santé mentale, il y a beaucoup de d’oranismes que vous pouvez contacter, comme Jeunesse J’écoute, à https://jeunessejecoute.ca/ ou encore jack.org.