Le jour du Souvenir est un moment pour réfléchir à ceux qui ont servi notre pays pendant la Première Guerre mondiale. Même si nous, les jeunes, n’avons pas connu ce temps-là, nous pouvons comprendre que le courage et le sacrifice de ces personnes ont été grands. Pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles cette journée est si importante, il faut revenir aux évènements qui ont déclenché cette guerre.
Tout a commencé en 1914…
Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et sa femme Sophie se sont fait assassiner à Sarajevo, en Bosnie, par Gavrilo Princip. Ce jeune homme de 19 ans faisait partie de La Main noire, un groupe nationaliste serbe. Après ce meurtre, les tensions ont rapidement monté. C’est ainsi que, le 28 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie a déclaré la guerre à la Serbie. Enfin, la guerre n’a pas seulement affecté les soldats ; elle a aussi transformé la vie des femmes dans plusieurs pays, y compris au Canada.
Quand les femmes ont pris le relais
Pendant cette guerre, beaucoup d’hommes sont partis se battre au front. Les femmes ont alors joué un rôle très important. En effet, avant la Première Guerre, les femmes s’occupaient des enfants et restaient chez elles pour s’occuper de la maison. Quand la guerre de 14-18 a commencé, les femmes ont dû remplacer les hommes en travaillant dans les usines. Elles fabriquaient des munitions, des vêtements ou du matériel pour les soldats. De plus, à force de manipuler des explosifs, leur peau est devenue jaune à cause des produits chimiques. Grâce à leur courage et à leur travail acharné, les femmes ont montré qu’elles pouvaient faire les mêmes choses que les hommes. Après la guerre, leurs efforts ont aidé à faire évoluer les mentalités et à donner plus de droits aux femmes. Pendant que certaines femmes travaillaient loin du front, les combats ont continué jusqu’aux dernières minutes de la guerre.
L’armistice : 6 heures de combats inutiles avant la paix
Après 1564 jours de guerre, les soldats allemands étaient à bout de force. Dans leur pays, les citoyens affamés se sont révoltés. L’Allemagne n’a pas eu d’autre choix que de cesser la guerre. Les chefs alliés et ennemis se sont rencontrés près du front : l’armistice a été signé le 11 novembre 1918, à 5 h du matin. Cependant, les alliés ont décidé d’attendre jusqu’à 11 h avant de cesser la guerre. Ainsi, les combats ont pris fin le 11e jour du 11e mois, à 11 h. Sur les champs de bataille, les soldats ont continué de se battre de 5 h à 11 h… six heures de combats inutiles. Parmi ces soldats se trouvait George Lawrence Price.
Qui est George Lawrence Price?
Il s’agit du dernier soldat canadien à avoir été tué pendant la Première Guerre mondiale. Il est mort le 11 novembre 1918, à 10h58, soit deux minutes avant l’armistice. Il a été touché par un tireur d’élite allemand à Ville-sur-Haine, en Belgique; il n’avait que 25 ans. Son courage et son sacrifice nous rappellent à quel point la guerre a couté cher à tant de familles, et pourquoi il est important de se souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour la paix.
Le coquelicot, fleur du souvenir
Quant à moi, je me souviens à ma façon du 11 novembre en portant fièrement, chaque année, un coquelicot perlé, un bijou unique, qui a été confectionné par Léonie Lamothe, ma grand-mère franco-ontarienne d’adoption. Je le porte fièrement en souvenir d’elle et de sa longue bataille qu’elle a elle-même perdue contre le cancer. À titre de rappel, après la guerre, des coquelicots ont fleuri sur les tombes des soldats et dans les champs de bataille. Voilà pourquoi le coquelicot est devenu un symbole fort : la couleur rouge vif rappelle le sang des soldats tombés au combat.