le Mardi 29 septembre 2026
le Mardi 29 septembre 2026 12:56 Tribune libre

Drapeau franco-ontarien : paroles d’étudiantes !

Laurie Chabot et Ketie Mariza sont étudiantes à l’Université de Sudbury et membres du collectif Ancrage et Exil. Ces textes ont vu le jour grâce à un financement accordé dans le cadre de 50 ans de fierté! Ensemble pour demain, un projet de création collective qui souligne le 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien.

Drapeau franco-ontarien : paroles d’étudiantes !
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Lumière du Nord

Par Laurie Chabot

​​Elle venait de Hearst, une petite ville du Nord,
Où les hivers sont longs mais les gens ont le cœur chaud.
Elle avait grandi avec la religion comme un réconfort,
Une présence douce qui l’accompagnait partout.

Puis au printemps 2023, tout a changé.
Les nouvelles à la télé parlaient de choses difficiles,
Des histoires qui faisaient mal, qui faisaient douter.
Elle s’est sentie trahie, perdue, fragile.

Elle aurait pu fermer son cœur,
Se dire que tout ça ne valait plus la peine.
Mais elle a choisi de continuer, malgré sa peur,
De chercher un peu de lumière dans toute cette peine.

Et on lui a demandé de partir loin,
De représenter son diocèse, celui de Hearst-Moosonee,
De traverser l’océan pour porter un message commun,
Aux JMJ de Lisbonne, où tant de jeunes se réunissent.

Au Portugal, le soleil brillait très fort,
Les rues étaient pleines de chants et de joie.
Elle a senti son cœur s’alléger encore,
Comme si une petite flamme renaissait en elle, tout droit.

Elle a rencontré des gens du monde entier,
Des sourires, des histoires, des espoirs partagés.
Et là, doucement, elle a commencé à comprendre,
Qu’on peut retrouver la lumière, même après avoir pleuré.

Elle n’a pas oublié ce qui l’a blessée,
Mais elle a appris qu’on peut guérir, avancer,
Et croire encore en quelque chose de beau,
Même quand tout semblait perdu un peu plus tôt.

Fille du Nord, plus forte qu’avant,
Elle marche maintenant avec un cœur plus clair,
Car même quand la vie devient lourde un moment,
Il y a toujours un chemin pour reprendre l’air.

En marchant

Par Ketie Mariza

Le courage commence en silence, dans un souffle discret que personne n’entend. C’est cette voix timide, enfouie au fond de toi, qui murmure : « Fais-toi confiance… avance ».

Croire en soi-même, ce n’est pas se croire parfait, c’est accepter d’être humain et choisir quand même de continuer. Un jour, il faut arrêter de parler, arrêter d’imaginer, arrêter de remettre à demain. Un jour, il faut dire : « Vas-y, fonce ! » et faire le premier pas.

Chaque pas compte, même le plus petit, même celui que tu trouves insignifiant. Car chaque pas est un acte de courage, un pacte que tu signes avec toi-même pour grandir, apprendre et devenir.

Et sur ce chemin parfois fragile, la collaboration nous élève. Marcher avec les autres n’est jamais un signe de faiblesse, mais de sagesse. Car la grandeur n’existe vraiment que lorsqu’elle est partagée.

Bien sûr, tu croiseras des voix qui découragent, des regards qui jugent, des mains qui ne se tendent pas. Mais ton cœur, lui, sait. Il sait que persévérer demande plus de détermination que de force, plus de constance que de bruit.

La persévérance, c’est refuser d’abandonner même lorsque tout devient lourd, même lorsque les doutes deviennent des montagnes. Et si tu échoues… car l’échec fait partie du voyage… alors recommence.

Recommencer après être tombé, c’est la définition même du courage. C’est prouver au monde, et surtout à toi-même, que rien ne peut réellement t’arrêter tant que tu choisis de te relever.

Le courage n’est ni un éclat soudain, ni un moment héroïque. Le courage, c’est toi, aujourd’hui, maintenant, faisant un pas, un seul, puis un autre.

Et même si tu doutes, si tu avances malgré la peur, tu découvriras que tu es plus fort(e) que tu ne l’as jamais imaginé(e). Car le courage, c’est d’oser devenir soi.