«Je laisse mes installations dans le centre-ville de Sudbury. Le monde peut les prendre. La pluie et la neige vont les détruire», un peu le même principe que les graffitis, illustre-t-il.
Deux des œuvres de Nico Glaude photographiées dans la revue FR.
«Mes installations ont beaucoup de références avec la nostalgie. Tu écoutes une chanson ou tu manges quelque chose qui te ramène dans ton passé. C’est un peu l’idée de mes installations, qui me donnent une mémoire de mon passé. La nostalgie aussi est éphémère, une fois que le moment est parti, ça va disparaitre jusqu’à la prochaine fois que tu vas avoir le même moment.»
Il garde un œil sur ses créations par le biais d’une marche presque quotidienne de deux heures, «toujours le même circuit». Parfois elles sont détruites, parfois elles sont recyclées. «Une ou deux semaines plus tard, une installation peut faire partie d’un abri. Ou ils vont utiliser le carton ou le bois que j’utilise pour créer un feu», donne-t-il en exemple.
Un peu pour cette raison, il utilise surtout des matériaux qui peuvent être réutilisés.
Rattachement à l’identité francophone
Puisque ses créations sont éphémères, que certaines d’entre elles aient été immortalisées dans le magazine FR revêt une importance particulière pour Nico Glaude. Mais la revue ramène aussi à la surface son identité franco-ontarienne.
«Au secondaire à Macdonald-Cartier, j’ai fait partie des Draveurs, j’ai fait du théâtre francophone et ça faisait partie de mon identité. Plus vieux, je manque cette partie de mon identité. Est-ce que je me considère francophone? Je ne le sais plus. Mais de voir ça dans une publication francophone, ça me ramène cette partie de mon identité; je suis francophone! C’est toujours la scène francophone qui m’a donné de super bonnes opportunités de montrer mon art», explique l’artiste.