L’exposition M. Gros sera en place tout l’été dans la Galerie du Nouvel-Ontario. Le vernissage de la création du couple d’artistes de Rouyn-Noranda Geneviève et Matthieu le 14 juin était l’activité d’ouverture de la septième Foire d’art alternatif de Sudbury (FAAS 7). L’œuvre aura aussi droit à un «finissage» le 20 aout, dans le cadre du festival Up Here.
L’installation est inspirée par les intrigues policières. Le nom Mr. Big, ou M. Gros, vient d’une «technique canadienne d’investigation qui permet à un policier, sous couverture, d’obtenir la confession d’un suspect de crime grave non résolu», peut-on lire sur le site de la GNO.
«On voulait vraiment intégrer un mystère, un crime, explique Geneviève. On s’inspire aussi du jeu Clue. C’est un peu une fiction, que va-t-il se passer?»
«S’il y avait un crime en art visuel, ce serait peut-être la copie, ajoute Matthieu. On parle de l’artiste copieur dans la performance, mais sans le nommer. Il n’y a rien qui est résolu.»
Geneviève et Matthieu en performance lors du vernissage de M. Gros à la GNO.
L’œuvre n’est pas seulement visuelle. Lors du vernissage, Geneviève et Matthieu ont livré une performance musicale et auditive improvisée.
M. Gros est une exposition concept qui se réinvente dans chaque lieu où elle est présentée. À Sudbury, c’était environ la quinzième performance des deux artistes. Le renouvèlement se fait à travers la disposition des éléments, qui sont toujours placés différemment. «Il y a beaucoup d’éléments dans l’exposition. Il y en a aussi de caché. À chaque performance, il y a un nouvel élément qui ressort. On essaie de la faire évoluer aussi», explique Geneviève.
«On ne fait jamais tout ce que l’on peut faire avec les objets, précise Matthieu. On sait tout ce que l’on peut faire avec l’installation, mais on n’a pas de scénario précis. On ne sait pas où ça va nous mener.»
Les expositions culmineront avec la création d’un album audio de M. Gros. «On va développer une imagerie musicale plus approfondie au courant de l’été et, en aout, on présentera le fruit de nos recherches», annonce Geneviève.
Geneviève et Matthieu sont des habitués de la GNO et de Sudbury. Ils étaient de la première FAAS et à travers leur centre d’artistes, ils ont régulièrement collaboré avec la galerie de Sudbury et recommandé des artistes.