le Mercredi 3 juin 2026
le Lundi 9 octobre 2023 6:30 Arts et culture

Se tailler une place unique dans l’industrie de la musique

Gab Lavoie  — Photo : Courtoisie
Gab Lavoie
Photo : Courtoisie

North Bay — L’artiste multi-instrumentaliste Gab Lavoie est devenu un expert en création d’échantillons de musique avec des synthétiseurs, basée sur des enregistrements de morceaux de piano classique. L’ancien élève de l’École secondaire catholique Algonquin crée des sons et explore des sonorités qui sont différentes de ce qui est plus courant dans l’industrie musicale.

Se tailler une place unique dans l’industrie de la musique
00:00 00:00

Son parcours a commencé dès un jeune âge, lorsqu’il a suivi des cours privés avec le conservatoire de musique. M. Lavoie a appris à jouer plusieurs chefs-d’œuvre des grands compositeurs, dont Jean-Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin et Wolfgang Amadeus Mozart.

Au secondaire, M. Lavoie a été claviériste dans le Café Chantant de son école secondaire. Le pianiste et batteur a depuis obtenu son diplôme de membre associé du Royal Conservatory et un baccalauréat en anthropologie et en philosophie à l’Université Nipissing.

C’est toutefois durant la pandémie qu’il a décidé de combiner son éducation en musique classique avec ses intérêts pour le «beatmaking» — c’est-à-dire les rythmes — et la production.

«Je voulais créer mon propre sample pack, mais en enregistrant des morceaux de musique classique. Au lieu de faire des enregistrements au piano (puisqu’il en existe déjà plusieurs), je voulais les enregistrer au synthétiseur», explique le musicien pigiste franco-ontarien.

«J’ai appliqué pour une subvention du Conseil des Arts de l’Ontario. La bourse m’a aidé à acheter un synthétiseur analogique polyphonique (de très haute qualité) sur lequel j’ai enregistré dix morceaux classiques pour les offrir comme des samples destinés à être manipulés pour en créer de la nouvelle musique.»

«Au printemps 2023, j’avais fini d’enregistrer les morceaux. J’ai aussi créé quelques beat vidéos où j’ai créé des beats en manipulant mes propres samples dans le processus.»

L’échantillonnage sonore est devenu populaire dans l’industrie de la musique il y a déjà plusieurs années. Par contre, il faut très souvent payer des frais exorbitants pour le faire entièrement de façon légitime et pour être conforme à la loi.

M. Lavoie se sert plutôt de ses propres compositions pour contourner ces restrictions. Il a créé sa propre bibliothèque de rythmes de style lofi hip hop.

«Faire du sampling existe dans un genre de zone légale grise, précise-t-il. Ceci consiste à réutiliser un extrait d’un enregistrement sonore qui existe déjà et de le manipuler de diverses façons pour en créer un nouveau morceau de musique.»

«Pour contourner ce problème, plusieurs beatmakers et réalisateurs de musique ont commencé à vendre leurs propres “sample packs” contenant leurs propres enregistrements et compositions. L’achat du sample pack comprend normalement aussi un permis pour en faire l’échantillonnage», explique-t-il.

M. Lavoie demeure maintenant dans le Grand Toronto.