le Jeudi 4 juin 2026
le Mercredi 13 mars 2024 16:00 Arts et culture

«Les sœurs Kad» ou par ici, le talent !

Les trois sœurs Kadouno ont remporté le concours de l’événement «Par ici, le talent». — Venant Nshimyumurwa
Les trois sœurs Kadouno ont remporté le concours de l’événement «Par ici, le talent».
Venant Nshimyumurwa

Elles sont trois jeunes sœurs d'origine guinéenne et elles sont respectivement âgées de 10, 13 et 17 ans. Marie-Thérèse Kadouno, Eva Kadouno et Simone Kadouno ont remporté, le 8 mars dernier, le concours de la deuxième saison de l’événement «Par ici, le talent», organisé par le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO), à la Place des Arts du Grand Sudbury (Pda). Avec leur performance de danse qui allie Afrobeat et Hip-Hop, elles ont su convaincre le jury.

«Les sœurs Kad» ou par ici, le talent !
00:00 00:00

«Je me sens tellement chanceuse, contente, joyeuse d’avoir gagné et remporté le concours avec mes sœurs », déclare, ravie, Simone Kadouno, la soeur  aînée, dont le groupe de danse «Les sœurs Kad» venait d’être proclamé par le jury gagnant du concours de talent, qui a été organisé en collaboration avec le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury. 

Dans l’ensemble, les huit participant.e.s ont interprété devant le public des morceaux de musique et de danses. 

«Mes sœurs et moi avons présenté la danse. On a fait un mix de plusieurs chansons d’Afrique, d’Amérique et d’Europe. On a mélangé l’Afrobeat et le Hip-hop », a expliqué Simone Kadouno.

Elle a ajouté qu’elles ont été classées premières grâce à Dieu, mais également grâce à la synchronisation, la créativité et l’énergie qu’elles ont fournies.

L’Amérique Latine présente

La directrice artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario, Marie-Pierre Proulx, s’est félicitée de constater le même engouement qu’il y avait lors de la première édition de «Par ici, le talent ». Aussi, de la participation de candidats talentueux de pays différents.

« On a de nouveaux visages. C’est la première fois qu’on avait des gens qui représentaient l’Amérique latine cette année. On avait des talents venant surtout de pays africains francophones, lors de la première édition. Le bassin de gens qui s’intéressent et qui parlent français s’élargit », souligne Mme Proulx.

Elle s’est dit fière du succès de cet événement qui crée des liens, des ponts entre les gens de la communauté accueillante et les nouveaux arrivants.

« Le but, c’est vraiment de célébrer les cultures et les formes artistiques que les nouveaux arrivants apportent avec eux. On veut qu’il y ait de la place pour ces formes culturelles et artistiques à Sudbury », fait -elle savoir.

Un public nombreux

Le public de Sudbury avait répondu nombreux au rendez-vous de l’événement culturel. À la sortie de la salle, personne n’était déçu.

«C’était impressionnant de voir le talent qu’il y avait sur scène. C’est bien de voir qu’il y a des gens de tous les horizons qui ont autant de talent », s’est exprimé Julien Cayouette, rédacteur en chef à Francopresse.

Pour lui, tous les participants au concours étaient bons. «Les juges ont probablement eu un travail difficile de choisir qui allait gagner. Tout le monde aurait mérité de gagner. Les juges ont fait un bon choix à la fin quand même », trouve-t-il.

« Mais moi, ce que j’ai surtout remarqué, c’est la salle. Il y avait beaucoup de gens. Je crois que c’est l’objectif : voir des gens de partout, avoir une communion des deux communautés, les nouveaux arrivants et les gens d’ici. Ça avait l’air d’être présent, puis ils ont apprécié le spectacle, c’est une réussite pour le TNO», a ajouté M. Cayouette.

Pour lui, il faut être exactement là. « Il n’y a plus qu’une francophonie à Sudbury, il faut qu’elle se rassemble pour être plus forte. Et ce genre d’événement peut aider à faire ça », estime-t-il. Philippe Bourdeau, Monica Meza Giron, Elsie Miclisse et Pierre-André Muila avaient été désignés pour être juges dans ce concours dont les gagnantes ont reçu 500 $ et tous les participants 100 $ chacun.