le Mardi 9 juin 2026
le Samedi 17 mai 2025 9:00 Arts et culture

Le Cabaret Accent Queer a été bien accueilli

Le public sudburois a bien accueilli Le Cabaret Accent Queer. — Photo : Page Facebook Le Salon du livre du Grand Sudbury
Le public sudburois a bien accueilli Le Cabaret Accent Queer.
Photo : Page Facebook Le Salon du livre du Grand Sudbury

Le Cabaret Accent Queers a fait une halte à la capitale du nickel, le temps du Salon du livre du Grand Sudbury. Six artistes issus de différents bords ont été mis en vedette, dans la soirée du vendredi 9 mai, au bar Little Montréal. L’ambiance était exceptionelle! Le poète et dramaturge local, Alex Tétreault, a fait part de ses impressions au Voyageur.

Le Cabaret Accent Queer a été bien accueilli
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C’était un moment où les voix LGBTQ+ ont résonné à travers la poésie, la musique, l’humour, le slam, mais aussi la lecture d’extraits de livres et de contes. 

Les artistes en vedette n’étaient autres que la rappeuse Calamine, le dramaturge David Paquet, l’humoriste Maxime Ève Gagnon, les écrivains Samuel Larochelle, Vincent Francoeur et, bien entendu, notre poète local Alex Tétreault. 

La soirée a débuté avec une introduction de Samuel Larochelle. Alex Tétrault avait hâte de vivre cette expérience avec des artistes qu’il connaissait seulement  de nom, pour certains. 

«David Paquet est un dramaturge hyper renommé. J’avais lu ses pièces et j’ai vu ses shows» témoigne-t-il.

Le poète sudburois s’est aussi intéressé à des numéros de stand-up de Maxime-Ève Gagnon. En 2023, il a assisté à un show de la rappeuse queer féministe Calamine durant La Nuit Émergente au Townhouse. Il avait également rencontré Vincent Francoeur au Salon du livre de l’Outaouais. 

L’entrevue avec Alex Tétrault fut interrompue à maintes reprises par des spectateurs qui venaient le féliciter pour le spectacle. 

«Si je fais ça, c’est pour eux. Au théâtre ,on vit ça en gang. Cette connexion humaine dans une salle de spectacle, même si c’est de la musique, la poésie, du slam, c’est tellement important. Je suis juste heureux que les gens aient aimé!» 

En tant que fierté locale, on lui a donné la parole du monologue d’ouverture. Alex Tétrault a partagé un extrait de sa pièce de théâtre Nickel City Fifs, publiée par la maison d’édition Prise de Parole. Il est finaliste du prix littéraire Trillium Award et part en tournée du 10 mai au 5 juin en Ontario.

Le poète et dramaturge Alex Tétreault.

Photo : Page Facebook Le Salon du livre du Grand Sudbury

Alex Tétrault est tombé amoureux du théâtre au secondaire, alors qu’il croyait vouloir devenir médecin. Il continue dans ce parcours qui le mène vers sa vraie vocation de dramaturge. «J’ai continué à pousser la dedans parce que c’est ce qui me rendait heureux». Au début de sa carrière, le jeune poète se sentait anxieux par rapport à ce que sa communauté allait en dire, mais maintenant il se sent «chez-soi». Il a hâte de rencontrer d’autres communautés en Ontario. 

«Je veux leur partager notre réalité, puis avoir du fun. Souvent, le monde pense que le théâtre, c’est trop sérieux et c’est trop intense! Ce show ce n’est pas ça. C’est fait pour niaiser, pour rire.»

Cette pièce de théâtre porte sur un personnage queer de 18 ans, appelé Tristan, qui découvre un nouveau monde dans le bar Zigs. Il est accompagné d’un guide appelé la Sainte Poésie. Alex rend hommage au prêtre jésuite Fernand Dorais. Une icône de la culture franco-ontarienne et un homosexuel dans le placard. Le prêtre écrit plusieurs texte homoérotique dans les années 1980 sous plusieurs nom de plume dont l’un était Tristan Lafleur. C’est ainsi que lorsque Alex Tétrault écrit le texte, il souhaite le libérer. 

«Tristan, quand il rentre dans le bar, parce qu’il a juste 18 ans, le nom qui est sur sa fausse carte d’identité, c’est Fernand. C’est comme-si je donnais un peu la permission à Fernand d’être Tristan, parce qu’il a caché cette partie de lui-même.»

La Sainte Poésie est tirée d’un poème populaire que Patrice Desbiens a écrit. En voici un extrait : «La grosse roche noire dans la cave de Robert Dickson est enceinte de Sainte Poésie, on ne sait pas qui est le père».

Le dramaturge voulait ainsi s’ancrer dans la réalité à Sudbury et personnifier la sainte poésie. Comme si c’était la ville qui parlait aux autres personnages. 

La deuxième partie de son acte est inspirée des références culturelles franco-ontariennes qu’il a préparées  pour cette occasion. Il en tire un texte homoérotique rempli de punchline. Il trouve souvent que les gens s’acharnent trop sur le drapeau. Il s’est donné le défi d’en faire tout un texte humoristique. Ce qui était  bien réussi à juger des éclats de rire qui fusaient dans le bar. 

Il est ravi d’avoir pu participer et partager ce moment avec d’autres artistes. 

«Ça me nourris de pouvoir travailler avec d’autres artistes queers qui viennent de l’extérieur et qui ont d’autres points de vue et d’autres façons de faire. C’était vraiment enrichissant.» 

La soirée s’est bien terminée avec une causerie durant laquelle les artistes avaient pû faire part de leurs œuvres récentes et celles à venir.