Le spectacle, diffusé avec la coopération de La Slague, «s’inscrit au cœur des grandes thématiques de la journée des Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes», qui célébra son 50e anniversaire la veille de la représentation. Un récent communiqué de presse du TNO nous explique que la pièce raconte l’histoire d’un groupe de «bouffons survoltés [qui] enterrent une grosse grenouille, morte d’avoir trop gueulé». Ils s’amusent à rire, à chanter, à danser en ligne, et finalement, ils ramènent «la grenouille à la vie, juste à temps pour se poser LA question : Qu’est-ce qu’on fait des 50 prochaines années?».
Pourquoi faire passer ses enjeux culturels et linguistiques par la bouffonnerie? Pour Dillon Orr, metteur en scène et producteur exécutif artistique de Créations in Vivo, la réponse est logique. Le genre de bouffon qui l’intéresse est «un clown avec une capacité mentale de pouvoir critiquer les structures, critiquer les institutions, critiquer tout ce qui est au-dessus de lui, parce qu’il est le plus pauvre. Il ne cherche pas à être aimé, mais le public l’aime. C’est quasiment la théorie de la compassion; on veut tellement aimer ce personnage étrange, qui est un miroir très très très déformé de qui on est».
Le bouffon est une figure qui lui a toujours été chère : «Je suis un bouffon, je suis une personne ridicule, j’aime rire de tout, en étant un peu sourire-en-coin, en connivence avec tout le monde. Donc, je me suis dit je vais créer un spectacle de bouffons, à la Dillon Orr, pour le 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien. J’adore rire de nous. Je nous trouve ridicules et mignons en même temps […] et le bouffon c’est parfait pour ça, parce que le bouffon c’est le plus démuni de la société à la recherche de la grandeur».
Une version décomplexée du spectacle et début des auditions de Par ici, le talent
En plus de la représentation au Lounge 390, qui inclura une animation spéciale et des jeux de style trivia, une version modifiée de ce spectacle «absurde et décomplexée» sera présentée lors des célébrations du French Fest, le 20 septembre 2025.
Ce même jour, le TNO va tenir des auditions pour le spectacle communautaire, Par ici, le talent : Liens souterrains, dans la grande salle de la Place des Arts entre 13h et 16h. Le TNO nous explique que «Comme toujours, ce spectacle multidisciplinaire haut en couleur vise à créer de riches occasions de rencontres et de brassage culturel entre francophones de Sudbury issus de l’immigration et de la communauté d’accueil». Pour cette 3e édition du spectacle, les participants auront le choix entre «présenter des numéros artistiques inédits» ou ils pourront «être jumelés à quelqu’un issu d’un milieu culturel différent du leur pour créer un numéro sur mesure, issu de la richesse de leur rencontre».
Le TNO est aussi à la recherche de «nombreux participants aux profils différents» pour «un numéro de groupe à grand déploiement», ainsi que «2 à 3 comédien.ne.s qui incarneront des personnages tout au long du spectacle». Ils cherchent également ceux qui veulent travailler en arrière-scène, dans la «conception des costumes, des maquillages, des accessoires, technique de scène, appui à la promotion, etc».
Tous ceux qui veulent participer aux auditions peuvent contacter Céline Lepage au [email protected]. Assurez-vous d’indiquer le rôle pour lequel vous voulez auditionner. Et si vous voulez par la suite assister à la version familiale de Mourir de trop gueuler, qui aura lieu le 20 septembre à 18h au Refettorio, ou bien la version plus décoiffée du spectacle qui passe le 26 septembre au Lounge 390, vous pouvez vous diriger vers le site web du Carrefour francophone et le site du TNO, respectivement.