Contrairement aux années précédentes, les célébrations ont débuté plus tôt. «Habituellement, on fait les annonces au début janvier et les activités commencent véritablement début février. Cette année, on avait plusieurs occasions de commencer à célébrer plus tôt, alors on l’a fait», explique M. Claude. Ce choix stratégique a permis d’étaler la programmation et d’offrir encore plus d’occasions de rassemblement à la communauté.
Au total, près d’une quarantaine d’activités ont été proposées, avec un rythme soutenu de deux à trois événements par semaine. «C’est un gros événement pour l’organisme et pour l’équipe qui doit le gérer. Et surtout, un immense merci aux bénévoles : sans eux, ce serait tout simplement impossible», souligne le directeur général. Le point culminant du Carnaval s’est tenu durant la grande semaine, du 1er au 7 février, période durant laquelle se sont déroulées les activités phares.
La réponse du public a été au rendez-vous. Selon Arnaud Claude, une dizaine d’activités ont affiché complet, un fait suffisamment marquant pour être souligné. «On est très heureux de la participation. C’est une belle fête communautaire, une véritable célébration de la francophonie. Tout le monde est invité et tout le monde se prend au jeu», affirme-t-il avec enthousiasme.
La cérémonie de clôture a été marquée par le dévoilement du Bonhomme Carnaval, un moment particulièrement chargé de sens, alors que la communauté prolonge la célébration du 50ᵉ anniversaire du drapeau franco-ontarien. Derrière le costume se cachait Nathalie Dupuis, fille de Michel Dupuis, co-créateur du drapeau. Un choix qui s’est imposé naturellement pour les organisateurs. «Sa famille a toujours été présente au service de la francophonie et de son bien-être. C’était évident de l’inviter à jouer ce rôle important pour la communauté», explique Arnaud Claude.
Pour Nathalie Dupuis, l’expérience a été unique. «C’est un honneur et un privilège. Une expérience qu’on ne vit qu’une seule fois dans sa vie. Ça a été fantastique, vraiment inoubliable», confie-t-elle. Présente sous le costume depuis la mi-janvier, elle a sillonné les activités du Carnaval pendant plusieurs semaines, notamment dans les écoles.
Malgré le froid extérieur et la chaleur parfois intense à l’intérieur, elle garde un souvenir très positif de son rôle. «Ce n’était pas difficile. Il y avait des doublures, pour se protéger du froid, et tout s’est très bien passé», raconte-t-elle. Le plus grand défi demeurait toutefois le silence imposé au Bonhomme Carnaval. «Les gens essaient de te faire parler, te touchent, te posent des questions. Étant une personne très sociable, surtout quand je reconnaissais des gens, c’était difficile de ne pas aller leur dire bonjour», ajoute-t-elle avec humour.
La charge symbolique de son rôle, dans une année anniversaire pour la francophonie ontarienne, a rendu l’expérience encore plus touchante. «C’est très symbolique. Une année très spéciale. Ça fait vraiment chaud au cœur», conclut-elle.
Le Carnaval d’Hiver a également été l’occasion de créer des souvenirs forts pour des participants vivant l’événement pour la toute première fois, comme Rim Ayatallah, gagnante du premier prix du tirage au sort. Arrivée du Maroc à North Bay à la fin juillet dernier, Rim travaille auprès des Compagnons des francs loisirs dans le domaine de la petite enfance.
«C’est ma première participation au Carnaval d’Hiver, et c’est aussi la première fois que je gagne quelque chose dans ma vie », raconte-t-elle, encore surprise. «J’ai acheté le billet en me disant que je n’allais pas gagner. Quand j’ai entendu mon nom, c’était un choc.»
Le nombre exact de participants sera communiqué dans les prochaines semaines.