le Jeudi 4 juin 2026
le Mercredi 15 novembre 2023 14:50 Éducation

Une enseignante de Val Caron suggère trois films de l’ONF pour explorer l’histoire

Soldats de seconde classe, Jari Osborne,  — Capture d'écran, Office national du film du Canada
Soldats de seconde classe, Jari Osborne,
Capture d'écran, Office national du film du Canada

Val Caron — Dans un blogue de l’Office national du film du Canada (ONF), l’enseignante d’histoire à l’École secondaire catholique Horizon, Christine Pagé, invite les enseignants à utiliser trois documentaires pour parler de la marginalisation des Autochtones et des Canadiennes et Canadiens d’origine chinoise lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Une enseignante de Val Caron suggère trois films de l’ONF pour explorer l’histoire
00:00 00:00

Le jour du Souvenir sert à ne pas oublier les sacrifices de milliers de personnes pour la liberté, mais des peuples marginalisés du Canada ont vécu cette histoire de façon très différente.

Dans son blogue Dévoiler des histoires cachées en ce jour du Souvenir, Mme Pagé — qui est aussi travailleuse à temps partiel pour l’Office Nationale du film et membre du cercle consultatif d’enseignants du Musée canadien des droits de la personne — parle des histoires qui ont été cachées par des politiques discriminatoires du passé. Dans certains cas, on commence à peine à redécouvrir l’histoire de ces peuples. Elle suggère trois films qui peuvent être écoutés et discutés en classe.

Ces parties de l’histoire sont maintenant dans le curriculum scolaire de l’Ontario. Cependant, le défi que connaissent plusieurs enseignants et enseignantes, c’est que les ressources ne sont pas si répandues. «Mon grand rêve, explique Mme Pagé au Voyageur, serait d’avoir des programmes élaborés sur l’équité, la diversité et l’inclusion dans tous nos conseils scolaires. Avoir des fonds pour développer des programmes, développer des ressources et former les enseignants.»

Ces parties de l’histoire sont maintenant dans le curriculum scolaire de l’Ontario. Cependant, le défi que connaissent plusieurs enseignants et enseignantes, c’est que les ressources ne sont pas si répandues. «Mon grand rêve, explique Mme Pagé au Voyageur, serait d’avoir des programmes élaborés sur l’équité, la diversité et l’inclusion dans tous nos conseils scolaires. Avoir des fonds pour développer des programmes, développer des ressources et former les enseignants.»

Au cours de ses années en enseignement, Mme Pagé a remarqué qu’elle a évolué dans sa façon de présenter le jour du Souvenir à ses élèves et d’inclure différents vétérans. Comme elle le mentionne dans son blogue, la mémoire collective est composée de choses que tout le monde connait parce que c’est enseigné dans les écoles ou on en parle dans les médias; mais comprendre l’histoire de la société, c’est d’aller découvrir les petites histoires qui ont peut-être été oubliées par cette narration populaire ou qui ont été cachées. 

«C’est très important parce que l’histoire est tellement vaste», dit Mme Pagé. Elle vient de découvrir que son arrière-grand-père, membre des Premières Nations du Canada, a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Son histoire, qui est malheureusement restée cachée en raison de la discrimination, est un exemple de pourquoi l’enseignement de l’histoire devrait être révisé. 

«Pour moi c’est très fascinant et on découvre à ce moment-là comment chacun d’entre nous a probablement des histoires vraiment intéressantes au sein de nos familles», explique l’enseignante. 

Le fait que ce type d’histoires soit demeuré caché a aussi eu un effet néfaste sur des familles. Plusieurs personnes n’ont pas réalisé à quel point le racisme pendant les guerres mondiales a bouleversé des familles et qu’il y a encore des conséquences à long terme pour elles. Donc, comme citoyen canadien, c’est notre responsabilité de dévoiler ses histoires qui ont causé tellement de peine. 

Par exemple, grâce au rapport publié en 2015 par la Commission de vérité et de réconciliation, les Canadiens ont tous été invités à réapprendre l’histoire du Canada parce qu’elle a été transmise d’une façon qui a ignoré l’histoire de certains groupes. «On réalise qu’on a tant à apprendre au sujet de l’équité, la diversité et l’inclusion, explique Mme Pagé. Ceci est un dossier très important dans notre société de plus en plus multiculturelle.»