Sur l’ensemble d’un total de 5 semaines qu’a duré la grève, ce sont les derniers cinq jours d’une session de médiation qui ont auront été décisifs : une entente de principe a finalement été conclue entre les deux parties.
«Les négociations se sont terminées sur une entente de trois ans», indique Dan Brisson, président de la section locale 672 du Collège Boréal et membre de l’équipe qui a mené des négociations pour le personnel de soutien des 24 collèges de l’Ontario.
«Je suis très satisfait des résultats issus des négociations», se réjouit-il.
Il affirme qu’une augmentation salariale de 1,05 dollar pour tout le personnel de soutien, au cours de la première année, a été acceptée. Cette hausse salariale passera à 2 % au cours des deux années suivantes.
Il y a eu également des améliorations au niveau des avantages sociaux.
«Pour les lunettes, on est allé de 400 à 550 dollars. Les employés qui ont besoin des appareils auditifs recevront 500 dollars de plus, soit de 3000 à 3500 dollars», précise Dan Brisson.
La protection d’emploi contre l’évolution technologique est aussi garantie.
Il ajoute que «nous avons eu des dispositions plus strictes par rapport à la sous-traitance, et sur comment les personnes peuvent se classifier s’ils perdent leurs emplois».
Plusieurs acquis
Le personnel de soutien des collèges de l’Ontario aura des droits de rappel prolongés et une indemnité de départ accrue, selon M. Brisson.
Il se réjouit qu’une augmentation de tarifs de disponibilité ait été acceptée pour la première fois depuis 2008, et qu’une augmentation pour les primes de corps soit aussi promise pour la première fois depuis 2005.
«On a aussi l’inclusion pour la famille choisie pour nos congés de deuil», ajoute-t-il.
Dans l’ensemble, 32 des 49 propositions soumises par les grévistes ont été acceptées.
D’ici le 4 novembre, le personnel de soutien des collèges devra voter pour la ratification de l’entente de principe conclue.
Le travail a repris
Les employés sont retournés au travail jeudi dernier.
La besogne qui les attendait était énorme. Certains devaient commencer à traiter entre 300 et 500 courriels accumulés pendant la période de l’arrêt de travail, comme l’affirme Dan Brisson.
Il espère que, prochainement, le Conseil des employeurs des collèges évitera ces retombées.
«On souhaite que dans trois ans à venir, quand ils vont revenir à la table, ils soient plus ouverts à négocier avec nous autres», dit-il.