le Jeudi 1 octobre 2026
le Jeudi 1 octobre 2026 10:56 Francophonie

Le 51e lever du drapeau franco-ontarien placé sous le signe de l’espoir et de la solidarité

La photo de groupe après le 51e lever du drapeau franco-ontarien, à l'Université de Sudbury.   — Photo : Mehdi Mehenni
La photo de groupe après le 51e lever du drapeau franco-ontarien, à l'Université de Sudbury.
Photo : Mehdi Mehenni

Des dizaines de personnes se sont réunies vendredi matin, 25 septembre, devant l’Université de Sudbury pour le 51e lever du drapeau franco-ontarien. Députés, dignitaires, représentants d’organismes communautaires, élèves, étudiantes et étudiants ont pris part à cette cérémonie qui s’est déroulée sur le site même du premier lever du drapeau, en 1975.

Le 51e lever du drapeau franco-ontarien placé sous le signe de l’espoir et de la solidarité
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Pour Karine Tellier, directrice de l’ACFO du Grand Sudbury, le choix de ce lieu demeure particulièrement significatif.

«Nous sommes sur le site même du premier lever où nous allons hisser tantôt un drapeau sur le même mât où le tout premier drapeau a été hissé ici devant l’Université de Sudbury en 1975», a-t-elle rappelé.

Elle a décrit l’endroit comme un lieu rassembleur pour la communauté franco-ontarienne.

«Notre lieu historique, notre chez nous à nous pour toute la communauté franco-ontarienne», a-t-elle souligné.

Dans son intervention, Karine Tellier a également insisté sur la persévérance qui caractérise, selon elle, l’histoire de la communauté franco-ontarienne. Elle a rappelé les nombreuses luttes menées au fil des décennies pour obtenir des institutions et des services en français.

«L’histoire de la communauté franco-ontarienne est une histoire de revendication, de combat et d’ô combien grande patience», a-t-elle déclaré.

Pour la directrice de l’ACFO du Grand Sudbury, les acquis obtenus au fil des années témoignent d’une détermination qui doit continuer à inspirer les générations actuelles.

«Nous sommes un groupe tenace et nous n’acceptons pas facilement qu’on nous dise non.»

Cette détermination, a-t-elle poursuivi, est également liée à la volonté de construire un avenir où les jeunes pourront vivre, travailler et se divertir en français.

«Cette ténacité à espérer quelque chose de meilleur pour nos générations futures, pour les jeunes de cœur qui veulent autre chose que de se battre, pour ceux et celles qui croient que d’abord travailler et de s’amuser, ça devrait avant tout se faire en français», a-t-elle affirmé.

Mme Tellier a par ailleurs salué la présence des élèves de l’école secondaire Macdonald-Cartier et du Collège Notre-Dame, venus participer à la cérémonie.

«Un symbole pétri d’espoir et d’amour»

Prenant la parole à son tour, le recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury, Serge Miville, a placé son intervention sous le signe de l’espoir, de la solidarité et de l’engagement collectif.

«C’est un symbole sociétal qui est pétri d’espoir et d’amour», a-t-il déclaré en parlant du drapeau franco-ontarien.

Il a ensuite invité l’auditoire à réfléchir à l’avenir de l’Ontario français et à la manière dont la communauté souhaite poursuivre son développement.

«L’Ontario français comme projet de société, c’est une vision du monde qui estime qu’on peut faire mieux, on peut aller plus loin, accueillir plus et construire mieux», a-t-il affirmé.

Pour le recteur, cette vision repose notamment sur la capacité de la communauté à entretenir et à renouveler les liens qui l’unissent.

«Cette promesse d’espoir et d’amour qui nous rassemble aujourd’hui pour demain est au cœur de ce que fait vivre l’Université de Sudbury, de ce qui fait vivre cette francophonie dans toutes ses déclinaisons, dans tous ses accents, dans toutes ses expressions», a-t-il soutenu.

 Karine Tellier et Serge Miville hissant le drapeau franco-ontarien. 

Photo : Mehdi Mehenni

Une communauté qui avance ensemble

Serge Miville a également évoqué les transformations vécues par Sudbury et sa communauté francophone au fil des générations. Pour lui, les périodes difficiles ne doivent pas faire oublier la capacité collective à se reconstruire.

«On ne se relève jamais seul», a-t-il lancé.

Il a associé cette capacité de rebondir à l’importance de l’engagement collectif.

«L’espoir ne peut renaître que lorsqu’on se rassemble autour d’un objectif commun, lorsqu’on s’aligne vers un projet.»

Son discours s’est finalement adressé directement aux jeunes présents à la cérémonie, qu’il a présentés comme les principaux acteurs de l’avenir de la francophonie.

«Vous, élèves, étudiantes, étudiants, d’ici et d’ailleurs, vous êtes l’espoir d’aujourd’hui. Vous êtes l’espoir de demain.»

Il les a encouragés à poursuivre leur engagement malgré les défis qui pourraient se présenter.

«La voie est tracée devant nous. Elle est certes difficile à emprunter, elle est parfois périlleuse, mais elle est nécessaire. Engageons-nous à la parcourir ensemble afin de créer la société que nous espérons voir demain, une société dans laquelle nous pouvons tous et chacun prendre notre place.»

En guise de conclusion, Serge Miville a livré un message particulièrement destiné aux jeunes générations.

«Vous êtes la poésie de notre avenir. Vous êtes l’horizon qui nous propulse. Vous êtes l’inspiration de demain. Continuez. Ne lâchez pas.»

Après les discours, Karine Tellier et Serge Miville ont été invités à se rendre au mât afin de procéder au 51e lever du drapeau franco-ontarien, devant les dizaines de personnes rassemblées pour souligner cette journée.