À l’aube de cette nouvelle programmation, le président du conseil d’administration de la SHNO, Patrick Breton, jette un regard satisfaisant sur l’exercice 2025-2026. Bien que l’organisme ait privilégié des projets à échelle humaine plutôt que de grands événements d’envergure, l’année s’est avérée particulièrement productive.
Parmi les moments forts, la SHNO a notamment rendu un vibrant hommage à l’homme de lettres Jean-Étienne-Blais.
L’organisme a également profité du Salon du livre du Grand Sudbury pour lancer son document historique numéro 104, intitulé «Des vies sous la terre, des vies sur la terre».
Cet ouvrage a été coécrit par Rachid Bagaoui et Simon Laflamme, tous deux professeurs à l’Université Laurentienne, ainsi que par le professeur à la retraite Donald Dennie.
Une volonté de démocratiser l’histoire
L’un des grands succès de l’automne dernier demeure la création de la collection «Récits et témoignages du Nouvel-Ontario». Ce nouveau créneau se veut complémentaire aux publications traditionnelles de la société.
«C’est une belle collection qui se veut moins universitaire, plus accessible et richement illustrée», explique Patrick Breton. L’objectif est clair : répondre aux attentes formulées par la communauté lors des récents rassemblements, tout en maintenant le rythme d’une publication majeure tous les ans ou deux ans.
Cap sur l’innovation et les partenariats pour 2026-2027
Après une période de ralentissement, la SHNO confirme sa relance grâce à un comité de bénévoles chevronnés et engagés. L’organisme, qui a tenu sa première réunion de rentrée à la fin septembre, prépare activement son assemblée générale annuelle prévue en novembre prochain.
Pour la saison qui s’amorce, la direction souhaite explorer de nouveaux horizons. Interpellée par plusieurs partenaires communautaires pour développer des projets conjoints, la SHNO promet la sortie imminente d’un ouvrage d’un genre totalement inédit pour elle.
«Nous voulons réellement essayer de nouvelles choses et surprendre notre public», confie le président.
Les défis du numérique et du bénévolat
Pour assurer sa pérennité, la SHNO doit s’adapter aux réalités contemporaines, à commencer par le virage numérique. L’organisme s’efforce de rendre ses archives disponibles en ligne, un projet colossal qui demande du temps.
«Rendre nos 104 documents historiques accessibles sur notre site web représente une charge de travail énorme», reconnaît M. Breton.
Ce défi est d’autant plus grand que la SHNO repose uniquement sur le travail de bénévoles, souvent retraités.
Conscient de la nécessité de moderniser ses formats sans épuiser ses forces vives, l’organisme mise sur des visuels plus percutants et une accessibilité accrue.
En guise de conclusion, Patrick Breton lance un appel chaleureux à la communauté : la SHNO est toujours prête à accueillir de nouveaux visages passionnés d’histoire et désireux de collaborer à la sauvegarde du patrimoine régional.