le Jeudi 4 juin 2026
le Jeudi 22 mai 2025 9:00 Société

Les marchés de la francophonie internationale dans le viseur du nouveau DG de la FGA

Jean-Claude Camus, nouveau directeur général de la FGA. — Photo : Mehdi Mehenni
Jean-Claude Camus, nouveau directeur général de la FGA.
Photo : Mehdi Mehenni

Le Grand Sudbury a accueilli, le jeudi 15 mai, à Science Nord, la 3e édition du Forum franco-ontarien des affaires, organisé par la Fédération des gens d'affaires francophones de l'Ontario (FGA). Un organisme qui regroupe une cinquantaine de membres directs, représentant plus de 5000 entreprises franco-ontariennes. Le tout nouveau directeur général de la FGA, Jean-Claude Camus, qui succède à Stéphane Bukk, a partagé sa vision avec Le Voyageur.

Les marchés de la francophonie internationale dans le viseur du nouveau DG de la FGA
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Le Voyageur : M. Camus, vous venez de rejoindre la direction générale de la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA). Qu’est ce qui a motivé votre intérêt pour cette mission?

Jean-Claude Camus : Quand j’étais au ministère des affaires francophones, entre 2019 et 2023, j’ai participé à l’élaboration de la première stratégie de développement économique de l’Ontario, qui est en train d’être mise en œuvre. Et la Fédération est née de cette stratégie. C’est la stratégie qui a donné naissance à la Fédération. Donc, évidemment, quand j’ai appris qu’il y avait un besoin au niveau de la direction générale, ça m’a tout de suite interpellé.

C’est donc, pour vous, quelque chose qui s’inscrit dans la continuité?

Exactement, c’est dans la continuité de ce que j’ai commencé au ministère des Affaires francophones. 

Comment envisagez-vous pousser la fédération à aller plus loin, la renforcer ici en Ontario, et lui permettre de s’étendre davantage à l’extérieur, maintenant que la réduction des barrières tarifaires entre provinces est à l’ordre du jour? 

Le forum d’aujourd’hui est déjà une façon de promouvoir l’importance de l’économie francophone et de sa valeur ajoutée. Mais c’est aussi une façon de mettre en valeur la FGA et ce qu’elle peut faire, puisque ça rassemble beaucoup d’entrepreneurs. La FGA a été créée pour construire un réseau, promouvoir l’économie francophone, mais aussi amener tous les entrepreneurs francophones ensemble. Il y avait vraiment ce besoin là, au départ, à savoir de créer des opportunités pour ces entrepreneurs, pour l’entreprenariat francophone en Ontario, mais aussi au-delà de nos frontières.

Alors, il faut continuer justement à faire ce qu’on a déjà commencé à faire, à avoir des projets porteurs, à faire partie d’une mission économique comme on l’a fait l’année dernière, à faire ses forums et à rassembler les entrepreneurs.

Et puis, notre président, Dominic Mailloux, est aussi président de l’Alliance de la francophonie économique canadienne (AFEC), qui est une alliance nationale qui regroupe les autres provinces. Et donc ça, ça fait partie aussi de notre travail, c’est-à-dire de pousser ce réseautage au niveau national et international. 

La Belgique est à l’honneur du 3e Forum franco-ontarien des affaires, avec la présence de son ambassadeur Patrick Van Gheel. Quelles sont, justement, vos ambitions à l’échelle internationale?  

C’est opportun d’ essayer de trouver des partenariats autres, en dehors de nos frontières. L’un des buts de la FGA, c’est justement de montrer toutes les opportunités qui s’ouvrent à nous et à quel point le français est un avantage économique. Parce que, justement, il y a 80 pays qui parlent français, qui font partie, par exemple, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et dont les marchés sont des opportunités pour l’Ontario. Et c’est cela qu’il faut mettre en valeur.