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le Mercredi 25 juin 2025 13:00 Société

Le travail d’équipe et le leadership de France McLeod

France McLeod devant l’école Notre-Dame-du-Sault, le 27 mai 2025. — Photo: Isa Michaud
France McLeod devant l’école Notre-Dame-du-Sault, le 27 mai 2025.
Photo: Isa Michaud

Après 11 ans à la direction de la plus grande école catholique francophone de Sault-Sainte-Marie, la directrice de l’École Notre-Dame-du-Sault, France McLeod, prend sa retraite. Portrait.

Le travail d’équipe et le leadership de France McLeod
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Originaire de Hearst

France McLeod a grandi à Hearst et y a fait toutes ses études primaires et secondaires. Elle a fait une spécialisation en éducation physique à l’Université d’Ottawa, puis son brevet d’enseignement à l’Université Laurentienne à Sudbury, pour venir enseigner en 1994 à Sault-Sainte-Marie. «Ma première classe était une classe de 6e et 7e de 29 élèves à l’École Notre-Dame-Des-Écoles, et j’adorais ça», décrit France McLeod.

Mme McLeod a enseigné durant 20 ans avant de devenir directrice en 2014, c’est donc une carrière de 31 ans qu’elle laisse comme héritage derrière elle. Le président du Conseil Catholique Scolaire du Nouvel Ontario (CCSNO), M. André Bidal, avait dit à l’époque que Mme  McLeod «assurerait la continuité du leadership à Notre-Dame-du-Sault.» 

Le contexte de 2014

Avant 2012, plusieurs écoles catholiques de langues françaises ont fermé leurs portes, les écoles primaires et élémentaires, Saint-Ignace, Sainte-Jeanne d’Arc, Cardinal Léger, Notre-Dame-des-Écoles, et l’école secondaire Notre-Dame-des-Grands-Lacs. Elles ont été ensuite fusionnées à Notre-Dame-du-Sault. Les élèves qui avaient auparavant leur propre école secondaire se sont donc retrouvés jumelés dans une même école avec les élèves du primaire et l’élémentaire, ce qui a été un défi pour Mme McLeod. «Il y a des élèves qui ont trouvé ça difficile, avant, ils étaient séparés des plus jeunes élèves. Puis en 2012, l’École Notre-Dame-du-Sault, qui englobe tous les niveaux, a ouvert ses portes. Au début, les élèves du secondaire ont apprécié la belle nouvelle grande école, mais après, ils ont commencé à trouver ça un peu difficile. Mon plus grand défi, quand j’ai pris la direction, ça a donc été de m’assurer qu’ils se sentent respectés et considérés dans leur développement comme élèves du secondaire», dit-elle. 

Les relations entre les différents groupes culturels à Sault-Ste-Marie n’ont pas toujours été favorables aux Francophones, historiquement parlant. Mme McLeod, quant à elle, n’a jamais vécu de discrimination. «Quand je suis arrivée en 1994, on m’en avait parlé, mais moi personnellement je n’ai jamais vécu ça. Aujourd’hui, c’est formidable de travailler avec M. Shoemaker, notre maire, qui est allé à l’École Notre-Dame-Des-Écoles», ajoute-t-elle. 

Le leadership comme valeur centrale

France McLeod a assuré la bonne gestion de l’unique école catholique de langue française à Sault-Ste-Marie de 2014 à 2025. Son leadership a permis que les élèves quittent la douzième année munis des outils nécessaires pour faire face au monde du travail et aux études supérieures. «Le leadership, pour moi, c’est de mener par exemple, de demander l’opinion des autres, de consulter avec toutes les parties prenantes, afin de mener son projet à terme. J’ai toujours eu à cœur les besoins de mon personnel et de mes élèves. Ce n’est pas d’avoir le pouvoir, de le garder pour soi, c’est de le déléguer afin de préparer les autres, d’assurer la relève. Ça prend aussi une bonne communication», dit-elle.

L’avenir

Pour ses plans d’avenir, France McLeod prévoit de faire de la suppléance pendant un an avant d’aller retrouver ses filles au sud de l’Ontario. «Je vais finir ce chapitre. Je prévois d’aller passer du temps avec ma mère à Hearst et avec mes filles au sud de l’Ontario. J’ai un bon sens de l’organisation, je sais organiser ma vie et je m’oriente très bien vers de nouveaux objectifs. Ce ne sera pas facile de laisser l’école complètement, c’est pour ça que je me donne un an pour faire une transition, puis je souhaite me consacrer à ma famille. Le temps passe vite et il ne faut pas manquer ces moments importants-là», conclut-elle.