«La Ville a émis le permis de démolition ce matin même, a déclaré M. lefebvre au Voyageur. La compagnie Panoramic, propriétaire du terrain et de l’édifice, a déjà embauché la firme York pour mener à bien cette démolition. Les citoyennes et les citoyens de la Ville attendent ça depuis longtemps».
L’entreprise de Niagara, Panoramic, s’est portée acquéreur de l’édifice et du terrain en 2010. Ça fait donc 15 ans que plusieurs attendent qu’il soit démoli surtout après qu’il a été peint de différentes couleurs en 2019 dans le cadre du festival d’été Up Here.
La démolition s’avérera difficile car l’édifice est entouré de la rue Paris avec toute sa circulation automobile, du parc Bell et d’un secteur résidentiel. Des ingénieurs ont été sollicités pour dresser les plans de démolition qui débutera à l’intérieur de l’édifice.
Panoramic a déjà annoncé que trois tours seront construites sur le site, soit une de 20 étages qui sera un édifice de condominiums (222 logements), une autre de 16 étages qui sera consacrée à des lofts et des studios (199 logements) et enfin une troisième de 12 étages pour personnes âgées (109 logements). Cette dernière sera meublée d’un restaurant ouvert au public au rez-de-chaussée. Un autre restaurant sera construit au haut de la tour de 20 étages.
La Ville a approuvé les plans de Panoramic l’an dernier. «La construction des tours devrait commencer le printemps prochain, a affirmé le maire. C’est ce que nous a dit la firme Panoramic». Entre la démolition et le début de la construction, il y aura des travaux pour enlever le roc qui parsème le terrain, le tout pour accommoder un stationnement pour 600 véhicules.
L’équipement lourd pour la démolition est déjà sur place.
Afin d’encourager Panoramic à procéder à la démolition, la Ville lui a octroyé une somme de 1,7 million $ pour que l’entreprise transforme la tour Scotia, qui logeait jusqu’à présent des bureaux, en 83 appartements. Cette transformation, qui a déjà débuté, devrait prendre entre 12 et 18 mois. Selon le maire, l’objectif de toutes ces constructions est de ramener des gens à vivre au centre-ville. «Ça fait une génération qu’aucun logement n’a été construit au centre-ville», a précisé M. Lefebvre.
Le re-zonage du secteur de l’ancien hôpital a pris beaucoup de temps, car il était nécessaire de consulter le public, ce qui a été fait l’automne dernier. Cette démolition et la construction qui suivra est une étape clé dans le développement de la Ville du Grand Sudbury, a conclu le maire.
En 2024, la Ville a vu la construction de trois fois plus de logements qu’elle avait anticipé. «Nous utilisons tous les outils possibles pour encourager l’investissement dans le domaine du logement, ce qui a créé des emplois», a renchéri M. Lefebvre.
Au mois de mai dernier, un incendie s’est déclaré au deuxième étage de l’édifice abandonné, ce qui n’avait pas manqué de susciter des inquiétudes tant au niveau municipal que du côté de la population, quant à la sécurité générale.