«C’était vraiment bien fait, a admis France Gélinas. On sait que les décès dus à la drogue touchent de plus en plus de familles à la grandeur du Nord-Est de l’Ontario, de Sudbury, du Nickel Belt. Il s’agissait vraiment d’une opportunité pour les familles à apprendre ce qu’on peut faire si tu sais qu’un membre de la famille a commencé à utiliser des drogues; comment leur parler, comment les aider, comment être prêt si jamais il y a une surdose. Quelles sont les ressources qui existent et comment y avoir accès, qu’est-ce qui existe en fait de services dans nos communautés, quelles sont les choses qu’on peut faire comme individus pour appuyer les gens qui utilisent des drogues, c’est le genre d’information qu’on a diffusée lors de cette session».
Selon la députée de Nickel Belt, les gens qui travaillent au sein du réseau ACCESS ont beaucoup de connaissances. La plupart oeuvrent dans le domaine de la santé ou du travail social en tant que travailleur social ou comme infirmières ou infirmiers praticiens et même en tant que professionnels de la santé physique et mentale.
«Il y avait beaucoup de familles et d’individus qui sont venus à la session, plus de femmes que d’hommes, a poursuivi Mme Gélinas. Souvent ils étaient là parce que leur mari ou leur chum avait commencé à consommer des drogues et ils ne savaient pas quoi faire, ce qui viendrait en aide ou non. Et les gens du réseau ACCESS sont tellement ouverts, ils savent quoi faire, quoi répondre, comment aider. C’était une session d’éducation pour toutes celles et tous ceux qui étaient présents».
France Gélinas admet être allée à la session «pour m’éduquer comme le restant du monde qui était là. En tant que députée, des gens viennent me voir, mais souvent trop tard, car un membre de la famille est décédé d’une surdose. Ils viennent me voir pour me dire qu’il faut faire quelque chose, car on ne peut pas continuer comme ça». Le réseau ACCESS, situé au 111 rue Larch à Sudbury, est là pour aider, pour prévenir.
Le réseau a ouvert ses portes en 1989 au troisième étage de l’édifice situé au 174 rue Larch. Il n’avait que deux patients, un employé à plein temps et un autre à mi-temps. Aujourd’hui le réseau compte de nombreux patients et employé.e.s. L’organisme a été fondé par M. Tom Reid après qu’il eut appris que son frère, qui habitait Vancouver, était atteint du sida. Inspiré par la multitude de services auxquels il avait accès à Vancouver, M. Reid a cherché à assurer que les individus souffrant du sida à Sudbury aient accès aux mêmes soins et services.
Au début des années 1990, ACCESS, le comité du sida de Sudbury, a participé à la création de programmes dans le but d’améliorer les services dans la communauté. Parmi ces programmes, on compte celui de l’échange des aiguilles (Needle exchange program) situé depuis 2016 aux bureaux du centre-ville de Santé publique de Sudbury et district. Il offre de plus le programme HAVEN, une clinique pour les patients du vih qui assure des traitements et de l’appui pour celles et ceux qui sont atteints du vih et de l’hépatite C.
En 2000, le réseau a reçu une subvention de l’Agence de santé publique du Canada dans le but de développer et de promouvoir du matériel éducationnel relié à l’hépatite C. En 2008, l’Ontario Hepatitis Nursing Program est devenu une partie intégrale des services offerts par le réseau ACCESS. Il a depuis reçu beaucoup d’autres aides financières pour poursuivre et agrandir la gamme de ses services. Il a aussi changé son nom à Réseau ACCESS, Services sociaux et de santé pour l’hépatite et le vih. Depuis lors, il offre aussi de l’information et des services d’aide aux individus et aux familles aux prises avec des problèmes de drogues, telles des sessions d’information et d’éducation auxquelles a participé la députée néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas.