le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 10 Décembre 2025 10:17 Société

Le Nord en réflexion pour sa croissance démographique

De gauche à droite : Thomas Mercier, Paul Lefebvre, Charles Cirtwill et Paula Haapanen. — Photo : Léo Duquette
De gauche à droite : Thomas Mercier, Paul Lefebvre, Charles Cirtwill et Paula Haapanen.
Photo : Léo Duquette

Un Forum sur la croissance démographique au Nord de l’Ontario s’est tenue à Science Nord, à Sudbury, du 3 au 5 décembre dernier, avec plus d’une centaine de participantes et de participants venus de partout du Nord de l’Ontario, de Kenora à Temiskaming Shores, en passant par Kapuskasing et Sault-Ste-Marie.

Le Nord en réflexion pour sa croissance démographique
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Marie-Rose Kane, coordonnatrice à l’établissement – Kapuskasing durant les sessions en sous-groupe.

Photo: Isa Michaud

La conférence sur la rétention des nouveaux arrivants était organisée par l’Institut des politiques du Nord (IPN) a rassemblé des organismes phares de l’immigration francophone comme le Réseau du Nord – Soutien à l’immigration francophone, Impact-On, la Société Économique de l’Ontario (SÉO), FedNor, l’ACFO de Temiskaming Shores, ainsi que les projets pilotes d’Immigration, Réfugiés, Citoyenneté Canada (IRCC). Selon le président de l’IPN, Charles Cirtwill, le Nord a attiré «plus de 4000 nouveaux arrivants, au cours des cinq dernières années. Le programme d’immigration rurale a été incroyablement efficace. C’est surtout grâce à FedNor qui a rendu notre travail possible. Sans le soutien de FedNor, nous n’aurions jamais pu faire ce que nous avons accompli.»

 

«On a dû travailler fort pour persuader IRCC»

 

«Il y a un moment, nous avions eu besoin de créer des programmes pour soutenir la croissance démographique du nord de l’Ontario. Mais c’était pas facile, on a dû travailler fort pour persuader l’Immigration, Réfugié, Citoyenneté Canada à inclure Sudbury et Thunder Bay dans le programme aux petites communautés rurales. En même temps, il a fallu que la communauté soit accueillante. Pour nous, on voulait s’assurer de créer un grand foyer. Grâce aux conseils scolaires, aux agences, comme le Réseau du Nord et le Centre de Santé, on voulait que les nouveaux arrivants francophones se sentent bien accueillis aussi. Il y a 10 ans, il y a eu une crise en Syrie qui a mobilisé les Sudburois pour accueillir des familles syriennes. Ça nous a donné l’expérience de les soutenir», décrit M. Lefebvre. La Ville de Sudbury a plusieurs projets d’investissement, notamment dans un centre multi-arts et dans le développement du terrain où l’hôpital se trouvait. L’investisseur qui a acheté ce terrain a aussi acheté un terrain au centre-ville pour construire des appartements abordables. Ce qui rend Sudbury attirante c’est son dynamisme technologique. «Nous créons beaucoup de connaissances en technologie et en innovation. C’est un point d’attrait pour les nouvelles compagnies. C’est un des avantages stratégiques de Sudbury.» En ce qui concerne le transport en commun, Sudbury a des défis au niveau de la superficie du territoire. «C’est clair qu’on a des défis en superficie. Tout le système de transport est subventionné par les résidents d’une somme de 22 millions de dollars. Dans le budget qu’on vient d’accepter, on va avoir trois nouvelles lignes. D’où on était il y a 10 ans, c’est vraiment le jour et la nuit», ajoute le maire Paul Lefebvre.

Mourad Zahri, agent de promotion, Immigration, Réfugié, Citoyenneté Canada.

Photo: Léo Duquette

L’historique de l’immigration dans le Nord

 

Au cours de la journée du jeudi 4 décembre, des panélistes ont discuté de l’historique de l’immigration dans le nord et ont parlé des données sur la rétention des nouveaux arrivants. Monique Beaudoin, la coordonnatrice des services d’établissement au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury explique que «lorsqu’on a perdu des services dans les années 2000, on a eu une période où on a eu une rentrée d’étudiants immigrants francophones à Boréal ou à l’université Laurentienne durant les années 2010. Nous vivions donc une situation problématique pour répondre aux besoins. Entre 2016-2018, nous nous sommes ralliés, les deux conseils scolaires francophones, la ville de Sudbury, FedNor, la SÉO, le CCO qui est maintenant Impact-ON, le Centre Victoria pour Femmes pour bâtir l’infrastructure dont nous avions besoin afin de répondre aux besoins des nouveaux arrivants. C’est comme ça que nous sommes devenus une des communautés accueillantes dans le programme d’établissement.»

 

Faire la promotion des programmes d’immigration

 

M. Mourad Zahri, agent de promotion à Immigration, Réfugié, Citoyenneté Canada (IRCC) a décrit les statuts de base d’immigration, les étapes à suivre pour l’immigration, les statuts de résidence, etc. Il a aussi présenté les permis de travail et des étapes nécessaires pour les obtenir. «Mon équipe, qui est aussi une équipe de promotion, est basée à travers le Canada. Nous faisons la promotion des programmes d’immigration, nous assistons les employeurs à naviguer les méandres de l’immigration. Nous voyageons beaucoup, je suis basé à Ottawa et ma région, c’est l’Ontario. Je travaille au programme de mobilité francophone, je vais jusqu’au nord de l’Ontario – excepté le grand nord. La seule chose que nous ne faisons pas est d’aider les candidats à soumettre des demandes. Nous aidons aussi aux politiques et nous collectons les données importantes.»

 

La conférence s’est terminée le vendredi 5 décembre avec une discussion sur les projets pilotes.