le Mardi 7 juillet 2026
le Mercredi 14 janvier 2026 13:00 Société

Northlander : La mairesse Boileau gage que les attentes de la population seront entendues

L’arrivée de la première rame du Northland à Toronto. — Photo : Ontario Northland
L’arrivée de la première rame du Northland à Toronto.
Photo : Ontario Northland

La première des trois nouvelles rames du Northlander est arrivée le jeudi 8 janvier, à Toronto, avait annoncé le gouvernement de l’Ontario, qui a promis de rétablir, au courant 2026, le trajet de train de 740 kilomètres reliant Timmins, au bout d’un total de 16 arrêts.

Northlander : La mairesse Boileau gage que les attentes de la population seront entendues
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Le service avait été suspendu en 2012, laissant de nombreuses communautés sans liaison ferroviaire directe vers le sud de la province. Depuis, les revendications pour un rétablissement du train se sont multipliées, tant pour des raisons économiques que sociales. 

La Fédération des municipalités du Nord de l’Ontario (FMNO), qui a affirmé dans un communiqué, publié le jour même de l’annonce, qu’elle a travaillé de concert avec les gouvernements successifs pour le retour du Northlander, a salué un «progrès significatif». 

La mairesse de Timmins, Michelle Boileau, a évoqué, en entrevue avec Le Voyageur, «une grosse nouvelle», rappelant l’attente prolongée des citoyens. Surtout que la ligne du train prévoit une correspondance pour Cochrane. 

Les arrêts se dressent comme suit, à l’aller, comme au retour : Timmins, Matheson, Kirkland Lake (Swastika), Englehart, Temiskaming Shores, Temagami, North Bay, South River, Huntsville, Bracebridge, Gravenhurst, Washago, Gormley, Langstaff, Toronto (Union Station). Le Northlander, disposant de trois rames, chacune comprend une locomotive et trois voitures de passagers, pour une capacité de 169 places.

La mairesse Michelle Boileau.

Photo : Courtoisie

Des essais en cours, aucun date confirmée

Si le gouvernement provincial et Ontario Northland ont confirmé le retour du train au courant 2026, plusieurs détails restent à préciser. Des essais techniques sont actuellement en cours, d’après les précisions du gouvernement, mais aucune date officielle pour la première navette commerciale n’a encore été annoncée.

«Ces détails sont en train d’être finalisés avant de pouvoir être partagés avec les communautés», explique Michelle Boileau, notamment en ce qui concerne les horaires et le coût des billets.

Des inquiétudes persistantes sur le service de nuit

Lors d’une séance publique tenue en 2025, plusieurs citoyens avaient exprimé des réserves, en particulier face au choix d’un service de nuit. Parmi les préoccupations soulevées : le bruit, la difficulté de voyager la nuit, l’arrivée très tardive à Toronto, ainsi que l’absence annoncée d’un service de restauration complet à bord.

La mairesse se veut toutefois rassurante. Selon elle, Ontario Northland est conscient de ces préoccupations et se montre ouvert à des ajustements. «C’est le genre de choses qui peut être adapté selon les besoins. L’organisme travaille de très près avec les communautés qu’il dessert», affirme-t-elle, ajoutant qu’elle demeure confiante quant à la capacité du transporteur à réagir si des problèmes majeurs se présentent.

Un levier pour le dynamisme économique régional

Le retour du train s’inscrit dans un contexte de croissance et de dynamisme économique à Timmins, observé au cours des dernières années et particulièrement des derniers mois. La mairesse estime que cette nouvelle liaison ferroviaire jouera un rôle clé dans l’attractivité de la Ville, tant pour les investissements que pour la main-d’œuvre.

Le train pourrait faciliter les déplacements des travailleurs, des étudiants et des touristes, tout en renforçant les liens entre le Nord et le Sud de l’Ontario. «Ça bouge vraiment à Timmins», résume Michelle Boileau, qui doit d’ailleurs s’adresser à la Chambre de commerce le 4 février.